Saint-Pierre reconnaît sa culpabilité

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Jimmy Saint-Pierre

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Le Robervalois et ancien professeur Jimmy Saint-Pierre a reconnu sa culpabilité à la plupart des 19 dossiers reliés à des accusations en matière de stupéfiants.

Les principaux événements visent la période entre le 1er octobre 2015 et le 21 janvier 2016, alors qu'il vendait de la drogue.

En 2013, il avait été condamné à purger une peine de 18 mois, à la suite de l'opération Intérim qui visait à contrer la vente de stupéfiants à partir de différents bars.

Dans le cas présent, l'ex-enseignant de la Cité étudiante Roberval a été arrêté le 21 janvier 2016 à la suite d'un mandat obtenu par la SQ.

Des quantités importantes de stupéfiants ont été saisies lors de frappes policières survenues dans deux résidences de Roberval. Sur place, les policiers ont mis la main sur des comprimés de méthamphétamine et d'ecstasy, du cannabis et de la cocaïne.

«Les policiers ont procédé à la saisie de son matériel cellulaire dans lequel ils ont trouvé des SMS qui amenaient des preuves de trafic de stupéfiants. Après avoir obtenu l'autorisation de perquisitionner son compte Facebook, les enquêteurs ont pu mettre la main sur d'autres informations prouvant la commission d'infraction pour la période d'octobre 2015 à janvier 2016. Ils ont été capables de remonter aussi loin que pour les périodes de 2011 et 2012, soit avant la sentence qu'il a obtenue en 2013», a déclaré l'avocat de la défense, Me Denis Otis.

Saint-Pierre est détenu depuis son arrestation. Son procureur a demandé la confection d'un rapport présententiel. La sentence de Jimmy Saint-Pierre sera plaidée le 22 mars prochain.

Jean-François Martel-Poliquin: l'avocat réclame l'arrêt du procès

(Stéphane Bégin) - Le criminaliste Dominic Bouchard demande un arrêt des procédures pour défaut de divulgation de la preuve dans le dossier de Jean-François Martel-Poliquin, accusé de conduite avec les facultés affaiblies causant des lésions.

L'avocat de la défense ajoute même que le tribunal pourrait ordonner un arrêt du procès et l'acquittement de son client en raison des délais déraisonnables. Les événements sont survenus en août 2013 sur l'autoroute 70, à la hauteur de Larouche. La passagère a dû être amputée.

Au dernier témoin du procès devant le juge Michel Boudreault, un policier de la Sécurité publique de Saguenay est venu dire qu'il avait fourni un nouveau croquis de l'accident, précisant que les voitures ne se trouvaient pas sur la voie de gauche, mais plutôt sur celle de droite.

C'est la victime qui a avisé le patrouilleur quelques mois après l'événement, soit en octobre 2013. Un nouveau croquis a été fait. Sauf qu'il n'existe plus.

«Ça n'a aucun sens. Je suis ici pour défendre les intérêts de mon client. Nous nous préparons depuis trois ans pour un accident où les voitures se trouvent sur la voie rapide de l'autoroute. Et là on vient de nous apprendre que ça ne serait plus le cas. Plus encore, le croquis montrant la nouvelle version n'est plus trouvable», a soutenu Me Bouchard.

«C'est la raison pour laquelle je demande un arrêt des procédures. Je trouve malheureux que les victimes soient dans la salle et entendent tout ça. Que si le dossier en est rendu là, ce n'est pas la faute du travail des policiers, mais plutôt de la Ville de Saguenay qui n'a pas voulu fournir les ressources adéquates aux policiers. Nous n'avons aucune photo de la scène d'accident, uniquement des témoignages, dont celui d'un policier en civil venu dire que les véhicules étaient dans la voie rapide», a plaidé Me Bouchard.

Du côté du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Marie-Audrey Chassé a raconté que la procureure au dossier, Me Audrey Allard, avait fourni verbalement l'information du changement de voie des véhicules à son collègue de la défense en octobre 2015.

«Nous n'avons jamais eu le deuxième croquis en notre possession et nous n'avons aucune idée s'il existe encore. Des éléments contradictoires ne peuvent pas amener un arrêt des procédures. S'il le faut, le policier peut refaire le croquis», précise Me Chassé. «Me Bouchard est au courant de tout ça depuis un bout de temps. Que les voitures soient à gauche ou à droite ne change rien au lien causal. Et s'il le faut, l'accusé pourra venir témoigner», a ajouté la représentante de la Couronne.

Cette remarque n'a pas plus à la défense, qui n'est pas obligée de faire entendre son témoin. Il a aussi nié avoir été informé des nouvelles données au dossier.

Le juge Boudreault tranchera sous peu dans cette requête.

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