L'état-major des policiers de Saguenay critiqué

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Un sondage mené auprès des policiers de la Sécurité publique de Saguenay démontre le mécontentement qui règne au sein du service, notamment le niveau de satisfaction des policiers envers leur état-major.

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Trois policiers sur quatre de la Sécurité publique de Saguenay se disent insatisfaits des membres de l'état-major et considèrent qu'ils travaillent dans une gestion qualifiée de dictature et que la seule valeur du budget est importante pour les dirigeants.

Le Quotidien a pu mettre la main sur les résultats d'un sondage interne mené en janvier 2016 par les dirigeants de la Fraternité des policiers et policières de Saguenay.

Plus de 150 membres (soit 72 pour cent) ont répondu au sondage portant sur sept différents thèmes allant du niveau de satisfaction de la direction du service à l'équilibre entre la qualité de vie professionnelle et personnelle, en passant par la satisfaction et l'engagement, l'épanouissement personnel et professionnel, le respect professionnel, la rémunération et la reconnaissance et la santé et sécurité au travail.

Selon les informations obtenues, seulement 26 pour cent des policiers de Saguenay seraient satisfaits de la direction du service. Parmi ceux qui sont mécontents, les commentaires laissent voir qu'ils ont peu de reconnaissance, qu'il y a un manque d'écoute et de respect et un manque de respect des valeurs par la direction.

Ils ajoutent qu'il n'y a pas de sentiment d'appartenance, que des menaces sont faites et qualifient la gestion de la police comme d'une didacture.

Si les policiers estiment à 75 pour cent aimer leur travail et peuvent s'y accomplir, 58 pour cent d'entre eux ne se sentent pas appréciés ni reconnus. Près de 60 personnes interrogées dénoncent un climat de travail difficile et le peu de reconnaissance et adressent les reproches vers la direction du service.

Plus encore, en terme de respect, les membres sont là aussi insatisfaits, alors que 72 pour cent des répondants ne se sentent pas interpellés par l'orientation de l'organisation, que 82 pour cent des membres indiquent que la direction ne les écoute pas et ne les respecte pas et 85 pour cent croient que les dirigeants ne se préoccupent pas de leur épanouissement professionnel et personnel. Des 48 commentaires écrits, en plus des questions du sondage, ils sont tous unanimes pour dénoncer la façon de faire des membres de l'état-major.

Le degré d'insatisfaction suit la même courbe en ce qui a trait à la reconnaissance, alors que 52 pour cent considèrent ne pas recevoir la reconnaissance appropriée, 63 pour cent disent ne pas être reconnus et 49 pour cent ne se sentent pas valorisés et appréciés dans leur lieu de travail.

Les mots déception, mépris, désabusé, trahison, frictions, dictature, pas humain et menaces sont ressortis du sondage.

Par contre, les policiers précisent avoir une bonne entente avec les supérieurs, excluant les membres de la direction.

Le président du syndicat, Dominic Doré, n'a pas voulu commenter le sondage, estimant qu'il voulait en parler avec les dirigeants auparavant.

Le syndicat veut la tête de Marc Sénéchal

Marc Sénéchal a mené l'enquête concernant le policier... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 3.0

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Marc Sénéchal a mené l'enquête concernant le policier Dany Harvey, accusé de voies de fait sur un mineur.

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Les dirigeants syndicaux de la Sécurité publique de Saguenay demanderaient la réaffectation du directeur à l'éthique, Marc Sénéchal, en raison des récents dossiers touchant des membres du corps policier.

Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires du nouveau président de la Fraternité des policiers et policières de Saguenay, Dominic Doré, sur cette histoire.

Le président de la Fraternité des policiers et... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 4.0

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Le président de la Fraternité des policiers et policières de Saguenay, Dominic Doré, doit rencontrer les membres de la direction, au cours des prochains jours, pour discuter de divers dossiers, sans en préciser la teneur.

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

M. Doré n'a pas nié ou confirmé l'information, précisant qu'il doit rencontrer les membres de la direction au cours des prochains jours pour discuter de divers dossiers, sans en préciser la teneur.

Marc Sénéchal a mené l'enquête concernant le policier Dany Harvey, accusé de voies de fait sur un mineur. L'agent a été acquitté de l'accusation et aurait dû réintégrer son poste de travail depuis la décision du juge Paul Guimond, à la fin du mois de septembre. Au lieu de ça, le policier a été suspendu à nouveau pour que l'enquête disciplinaire se poursuive.

Si l'information sur la réaffectation de M. Sénéchal est confirmée, celle-ci surviendrait quelques jours après une sortie du criminaliste Jean-Marc Fradette. L'avocat du policier Harvey a demandé la démission du chef de la SPS, Denis Boucher, en lien avec l'affaire Dany Harvey et le fait que celui-ci est toujours payé à ne rien faire à la maison depuis près de deux ans.

Il n'a pas été possible de joindre la direction afin d'obtenir des commentaires.

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