18 mois pour un pédophile récidiviste de Jonquière

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Condamné en avril 2015 à neuf mois de prison pour possession de pornographie juvénile, le Jonquiérois Yannick Auclair est envoyé en prison pour une période de 18 mois pour la même accusation.

Le client de Me Dominic Bouchard a plaidé coupable à l'ensemble des infractions déposées contre lui, dont la possession, la distribution de pornographie juvénile, de l'avoir rendu accessible et d'y avoir accédé. Il a aussi réglé des dossiers de bris de probation et de possession de 4,7 grammes de cannabis.

L'individu de 25 ans a été arrêté le 20 octobre dernier après que les policiers de la Sûreté du Québec soient débarqués à son domicile, alertés par Microsoft Skype qui avait remarqué la présence de quelques fichiers de pornographie juvénile.

Auclair a gardé la tête baissée tout au long du récit fait par Me Sébastien Vallée, du ministère public.

Il faut dire que les policiers ont trouvé, dans une fouille sommaire, près de 3000 photos et vidéos de pornographie juvénile impliquant des enfants d'une douzaine d'années, mais aussi en bas âge.

«L'alerte a été donnée par Microsoft Skype au cours de l'été dernier. Les dirigeants avaient remarqué l'envoi de fichiers-images de pornographie juvénile. Le 20 octobre, les policiers ont pu perquisitionner le domicile de l'accusé. Ils ont saisi une tour d'ordinateur, un cellulaire et une clé USB», a mentionné Me Vallée.

Les policiers ont déniché sept ou huit photos d'enfants de 8 à 10 ans, 2454 images et 34 graphiques impliquant des jeunes filles d'une douzaine d'années, dont certaines en sous-vêtements et dans des positions suggestives et près de 400 photos sur une clef USB.

Parmi celles-ci, les policiers ont découvert des images de l'ancienne copine d'Auclair pour lesquelles il avait été condamné en 2015.

«Je ne ferai pas un long plaidoyer, car il est difficilement justifiable de poser ces gestes. Le facteur atténuant, c'est que mon client a voulu plaider coupable à la première occasion (il a été arrêté le 20 octobre) et veut obtenir de l'aide», a expliqué Me Bouchard.

Sur la sentence, Me Vallée souhaite que la peine d'emprisonnement ait un impact sur l'accusé.

«C'est toujours l'espoir que la réhabilitation puisse prendre effet. Il sera encadré et suivra des thérapies. Il est toujours difficile d'annoncer le futur, mais on espère que la peine aura un effet dissuasif non seulement sur cet individu, mais sur l'ensemble des individus qui seraient tentés de commettre ce type de délits. Le message doit être clair, car il s'agit d'un crime odieux, qui mérite une peine importante», explique le procureur de la Couronne.

Du côté de la défense, Me Bouchard n'a pas tardé à régler le dossier.

«Mon client m'a demandé de régler l'affaire le plus rapidement possible. Je ne cherche pas ce genre de dossiers, mais étant donné que monsieur avait vraiment besoin d'aide au niveau psychologique et qu'il ne voulait faire aucune contestation, j'ai accepté le mandat. Il faut avouer que ce ne sont pas des dossiers sympathiques», ajoute Me Bouchard.

Auclair se retrouvera sur le registre des délinquants sexuels à vie, devra fournir un échantillon d'ADN et ne pourra utiliser un ordinateur et Internet pour une période de 10 ans, sauf pour le travail, les études et les transactions bancaires

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