Il risque quatre ans pour une «job de bras»

Bien qu'il semble revenu dans le droit chemin, Sylvain Brideau risque un... (123RF/Sakhorn Saengtongsamarnsin)

Agrandir

123RF/Sakhorn Saengtongsamarnsin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

Bien qu'il semble revenu dans le droit chemin, Sylvain Brideau risque un emprisonnement maximal de quatre ans pour son implication dans une histoire d'extorsion survenue à l'été 2013 à Saint-François-de-Sales.

L'individu de 34 ans, qui habite La Salle, était venu faire un «job de bras» pour rembourser une dette de drogue au milieu criminel. Avec son complice Carl Desbiens, il avait surgi dans la maison de Martin Deschesne autour de minuit pour lui réclamer une somme de 10 000$. On ne tolérait pas qu'il ait vendu de la drogue sur leur territoire.

La procureure de la Couronne, Julie Lajoie, estime que son délit mérite une peine d'emprisonnement de quatre ans vu la gravité des gestes. On parle de complot, extorsion, vol qualifié, voies de fait armées et intimidation. Le fait d'entrer dans une maison pour tenter de soutirer 10 000$ à un individu est jugé comme un facteur aggravant, a soulevé la procureure au juge Pierre Lortie. Elle a rappelé que son complice dans cette affaire a écopé d'une peine de 36 mois pour les mêmes infractions en plus d'un chef de possession de cocaïne.

Son avocat Francis Boucher juge qu'une peine de quatre mois discontinus assortis d'une amende de 5000$ et de 240 heures de travaux communautaires est justifiée dans la mesure où son client s'est repris en main et doit s'occuper de ses enfants. En effet, Me Boucher a fait témoigner un responsable des centres jeunesses qui a informé le Tribunal que le fils de huit ans de Sylvain Brideau était sous la responsabilité du centre jeunesse en guise de prévision d'une possible incarcération de son père. On juge que sa mère n'est pas apte à le garder.

Depuis les événements, Brideau a cessé de consommer drogue et alcool et travail dans une entreprise de déménagement.

Le juge a pris la cause en délibéré et rendra la sentence le 20 janvier prochain.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer