Les mains dans les culottes de deux fillettes

Alain Tremblay... (Archives Le Quotidien)

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Alain Tremblay

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Le Jonquiérois Alain Tremblay est bel et bien coupable d'avoir commis des agressions sexuelles sur deux enfants en 2014. Sa requête pour retirer son plaidoyer de culpabilité a été rejetée.

Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a rendu sa décision, vendredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Dans un jugement de 16 pages, il explique que l'accusé n'a pu démontrer que son plaidoyer de culpabilité n'a pas été fait en toute connaissance de cause, qu'il n'a pas plaidé coupable de façon libre et volontaire et qu'il n'était pas bien informé de la situation. 

Le 26 avril 2016, Tremblay, un individu d'une cinquantaine d'années, devait subir son enquête préliminaire afin de faire la lumière sur des agressions sexuelles sur de jeunes enfants. L'homme a mis ses mains dans les petites culottes des fillettes, a placé ses doigts sur la vulve des enfants et a commis des gestes apparentés à de la masturbation.

Au moment de tenir l'enquête préliminaire, Me Sébastien Vallée, de la Couronne, a proposé un règlement à Me Dominic Bouchard, alors avocat de la défense. Une suggestion commune, considérée comme avantageuse par l'accusé, pourrait être faite. Au lieu de purger une année de prison, une entente suggère plutôt une sentence beaucoup moins sévère.

Me Bouchard explique à son client que sa défense comporte des faiblesses, mais lui précise que c'est à lui de prendre la décision de plaider coupable ou non. Le criminaliste précise que l'offre est intéressante et que si Tremblay la refuse, Me Bouchard se retirera du dossier.

Au final, Alain Tremblay a enregistré un plaidoyer de culpabilité le 26 avril. Les parties devaient se revoir le 9 mai pour la sentence.

La journée venue, Tremblay a changé d'idée. Il a reproché à son avocat de ne pas l'avoir tenu au courant des discussions avec la Couronne et qu'il n'avait pas vraiment eu le choix de plaider coupable, qu'il ne l'avait pas fait de façon libre et volontaire et que sa décision n'était pas assez bien éclairée.

Me Bouchard s'est retiré du dossier en raison d'une incompatibilité avec son client. Tremblay a embauché Me Jean Petit afin d'assurer sa défense et déposer une requête en retrait de plaidoyer de culpabilité.

Le juge Hudon a entendu les parties dans cette requête. Vendredi, dans son analyse, le juge Hudon a rejeté toutes les allégations de l'accusé. Le magistrat précise qu'Alain Tremblay a été représenté par un avocat d'expérience, qu'il a été informé de la position en droit, qu'il a eu plusieurs rencontres avec son avocat et qu'il a eu toute la preuve entre ses mains longtemps avant de plaider coupable.

Le juge précise que l'avocat n'a pas fait de pression sur son client pour qu'il plaide coupable. Quant au fait que Me Bouchard n'ait envisagé que le matin de l'enquête préliminaire la possibilité de plaider coupable, le tribunal spécifie qu'il s'agit d'une procédure régulière, car plusieurs dossiers se règlent le matin du procès.

Les parties se reverront le 7 novembre pour discuter des représentations sur sentence.

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