Acquittée après avoir conduit, ivre, son mari blessé

Une femme de Saint-Nazaire est acquittée d'avoir conduit son véhicule en état... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Une femme de Saint-Nazaire est acquittée d'avoir conduit son véhicule en état d'ébriété après avoir plaidé que des circonstances avaient nécessité ses gestes.

En juillet 2015, Joany Julien a pris le volant en état d'ébriété pour transporter son conjoint à l'hôpital après un incident survenu en pleine nuit. De retour à la maison à la suite d'une rencontre familiale, l'homme a ramassé les besoins que leur chien avait faits dans la résidence. Il les a déposés dans une poubelle extérieure et a refermé brusquement la porte, si bien que la vitre a volé en éclat.

Involontairement, ce dernier a marché sur les débris, a perdu pied et s'est coupé le bras. Les saignements étaient abondants. Prise de panique, la femme a pris la route pour le transporter au centre hospitalier d'Alma. En chemin, elle a été interceptée par des policiers qui avaient érigé un barrage routier. Son mari a été pris en charge par des ambulanciers alors qu'elle a été conduite au poste de police, où les résultats de l'ivressomètre ont révélé des taux de 99 et 101 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang.

Dans une décision écrite, le juge Pierre Lortie note que le moyen de défense fondé sur la nécessité est reconnu par la Cour supérieure. Il considère que la dame a respecté les conditions de base de cette thèse, soit l'existence d'un danger imminent, l'absence d'autres solutions raisonnables et légales et la proportionnalité entre le mal infligé et le mal évité. 

« Le Tribunal retient que l'accusée a réagi par instinct et qu'elle n'a pas fait une longue analyse des options disponibles. Elle aurait peut-être pu obtenir de l'aide, mais l'inverse est aussi vrai. Elle a raisonnablement perçu un danger et cru que le temps pressait », a écrit le magistrat.

« Ça n'arrive pas souvent que l'on puisse présenter ce type de défense. Dans ce cas-ci, j'avais confiance qu'elle répondait à l'ensemble des critères. C'est une personne crédible et sincère et les faits étaient là. Les blessures étaient corroborées. Quand les ambulanciers sont arrivés sur les lieux de l'arrestation, son conjoint saignait beaucoup. Ils ont retiré la vitre et les saignements ont arrêté. La vitre causait l'hémorragie et c'est la raison pour laquelle ma cliente a paniqué », a mentionné le procureur de l'accusée, Me Jean-Marc Fradette.

La dame de 34 ans a fondu en larmes lorsque le juge Pierre Lortie a livré sa décision, vendredi, au Palais de justice d'Alma.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer