Mélanie Boucher s'est sentie flouée

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Mélanie Boucher

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L'ex-candidate libérale fédérale dans Jonquière, Mélanie Boucher, affirme que sa compagnie, MPBG, a été flouée de 5015 $ par le consultant Gilbert Desrosiers. Celui-ci prétend qu'on lui avait plutôt confié un mandat pour redresser les finances difficiles de l'entreprise.

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Gilbert Desrosiers

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Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, entend l'enquête préliminaire de cette histoire, où M. Desrosiers est accusé de vol et de fraude aux dépens de la compagnie sise dans le parc industriel de Jonquière. 

Honoraires... ou non

Le point en litige dans cette affaire est de savoir si les deux parties avaient convenu d'honoraires ou si l'accusé a plutôt choisi de se verser un salaire pour son travail.

L'histoire se déroule au moment où Mme Boucher est candidate libérale à l'élection fédérale d'octobre 2015. Gilbert Desrosiers, un proche du PLC et du Parti libéral du Québec, offre ses services à titre de bénévole. Quelques semaines plus tard, la politique fait place aux difficultés financières de l'entreprise. M. Desrosiers dit être prêt à donner un coup de main, qu'il est indépendant de fortune et qu'il a ses entrées dans les grandes institutions financières du Québec.

« Il dit être prêt à investir jusqu'à 300 000 $ pour éventuellement acheter la compagnie. Mais avant de dire oui, je lui offre, en mai, d'observer sa façon de faire durant trois mois. Nous ne nous sommes pas rendus au bout du processus », explique Mme Boucher.

« Au début du mois de juin, je me rends compte que j'ai un découvert de plus de 2000 $ dans mon état de compte. Je m'aperçois qu'un chèque certifié de 5015 $ a été encaissé. J'ai cherché à savoir qui avait fait le chèque, mais personne ne l'avait fait. M. Desrosiers a pris un chèque (déjà signé) pour le remplir, le faire certifier et l'encaisser », a raconté Mme Boucher, qui avait autorisé le potentiel investisseur à avoir accès aux livres de la compagnie.

Celle-ci a cherché à savoir pour quelle raison Gilbert Desrosiers avait agi ainsi et il a indiqué qu'il s'agissait de ses honoraires pour le travail effectué à la suite des discussions des semaines précédentes.

Pas de mandat

« Pourtant, il n'a jamais eu de mandat de notre part et nous ne lui avons jamais rien demandé. J'ai voulu qu'il nous rembourse et il a répliqué avec une menace de tout dévoiler dans les médias et en exigeant un montant d'argent. »

« Ce fut une épreuve très difficile. Cet homme a créé un préjudice dans ma vie. Il a détruit ma vie », a poursuivi Mme Boucher, qui a démissionné comme candidate libérale le 7 juillet 2015, sachant que cette histoire prendrait tout le plancher de la campagne électorale. 

Concernant le chèque de 5015 $, Mélanie Boucher confirme que sa compagnie d'assurance lui a remboursé 4000 $. 

Au civil, Mme Boucher a intenté une poursuite de 600 000 $ contre l'accusé.

Dans un autre dossier, Desrosiers est accusé d'un vol de 1300 $ contre IGA.

L'enquête préliminaire devrait se terminer lundi.

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