Le jeune autiste ira en prison

Le palais de justice d'Alma... (Archives Le Quotidien)

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Le palais de justice d'Alma

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Le jeune autiste du Lac-Saint-Jean, qui a été reconnu coupable de leurres d'enfants et de production, possession et distribution de pornographie juvénile, est prêt à prendre le chemin de la détention.

Son procureur, Me Xavier Jean-Gagnon, a annoncé au juge Pierre Lortie, mardi, au Palais de justice d'Alma, qu'il mettait fin à la démarche de contestation de la peine minimale de douze mois qui s'impose pour des crimes en semblable matière.

Il y a quelques semaines, son client a été appréhendé à Québec après avoir fugué de l'endroit où il réside. Il est derrière les verrous depuis ce moment. Le procureur de la défense affirme que le jeune était extrêmement stressé en lien avec les procédures judiciaires actuelles.

«Il faisait énormément d'anxiété. Il a eu beaucoup d'idées suicidaires dans les derniers mois. Il avait des problèmes de jeux et a pratiquement perdu tout son argent. Mon client a fait une fugue et a été arrêté le jour même», précise Me Jean-Gagnon.

«Ça prend des conditions pour un nouvel encadrement. La Couronne est prête à réduire l'accusation à sommaire plutôt que par acte criminel, ce qui fait en sorte que nous serons en mesure de suggérer une peine commune, vendredi. On aurait continué à contester la validité de la peine minimale. J'estime encore que la prison n'est pas la place du jeune, mais il ne peut pas vivre avec le stress d'attendre encore six mois pendant le débat constitutionnel, alors il a préféré régler son dossier.»

Événements

L'individu, atteint d'un autisme de haut niveau, s'est fait passer pour un adolescent et une adolescente sur Facebook, par le biais de deux comptes différents.

Il recevait des photos osées de jeunes. Ces derniers acceptaient de les partager en privé, pensant se confier à un autre jeune de leur âge. L'autiste envoyait ensuite les clichés aux autres adolescents avec qui il entretenait une relation virtuelle.

Le stratagème a duré plusieurs mois avant que des adolescentes de l'extérieur de la région décident de porter plainte.

Malgré sa maladie, un rapport l'a jugé criminellement responsable de ses actions.

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