L'ex-bâtonnier Claude Desbiens condamné pour alcool au volant

L'ex-bâtonnier du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Claude Desbiens, a profité de... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'ex-bâtonnier du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Claude Desbiens, a profité de la présence du juge Serge Champoux, un magistrat de l'extérieur de la région, pour régler son dossier.

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L'avocat civiliste Claude Desbiens plaide coupable à une accusation de conduite avec les facultés affaiblies et à un bris de probation. Il écope de 1800$ d'amendes au total, dont 1500$ pour la principale accusation. Il avait une alcoolémie de .207, près de trois fois la limite permise, lors de son arrestation.

L'ancien bâtonnier du Saguenay-Lac-Saint-Jean avait été condamné à neuf mois de prison en avril 2014 après avoir été reconnu coupable d'une agression sexuelle sur une fillette de 11 ans.

Mardi matin, l'accusé a demandé à son avocate, Me Justine Guay-Langevin, de devancer sa comparution en Cour du Québec. Il a profité de la présence du juge Serge Champoux, un magistrat de l'extérieur de la région, pour régler son dossier.

Me Guay-Langevin a expliqué que son client a été pris le 14 août dernier en état d'ébriété au volant de son véhicule. Une personne du public a communiqué avec les policiers pour les aviser qu'un automobiliste avait une conduite erratique sur la voie publique.

Les agents de la Sécurité publique de Saguenay ont retracé le véhicule et l'ont suivi. Ils ont remarqué qu'il louvoyait, qu'il avait chevauché la ligne médiane et qu'il avait changé de voie à deux reprises sans signaler ses intentions.

Lors de l'interception, les policiers ont remarqué que le conducteur avait les yeux injectés de sang et la bouche pâteuse. Claude Desbiens a été conduit au poste de police où il a soufflé dans l'appareil de détection d'alcool. Le taux affiché a été de .207, alors que la limite permise par la loi est de .08.

«Mon client est avocat dans le district de Chicoutimi. En 2013, il a tout perdu à la suite d'un dossier judiciaire. Sa femme l'a quitté, il a perdu sa famille et ses amis. Il a dû tout rebâtir, y compris sa clientèle. Il venait de reprendre sa vie en main», a expliqué Me Guay-Langevin.

Depuis son arrestation, Desbiens n'a pas consommé un seul verre d'alcool et n'a pas l'intention d'en reprendre.

Il règle son dossier avant même sa comparution. Le juge le condamne à 1500$ d'amendes pour la conduite avec les facultés affaiblies et à 300$ d'amende pour son bris de probation. À la suite du dossier d'agression sexuelle, l'avocat devait garder la paix, avoir une bonne conduite et ne pas troubler l'ordre public pour une période de trois ans, qui prendra fin en avril 2017.

Son droit de conduire a été suspendu pour une période de 12 mois.

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