Il envoyait des photos de son pénis

Jean-François Cantin va purger une peine minimale d'un... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Jean-François Cantin va purger une peine minimale d'un an d'emprisonnement pour avoir reconnu sa culpabilité pour leurre informatique et production et possession de pornographie juvénile.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Jean-François Cantin s'expose à une peine d'emprisonnement minimale d'un an pour avoir reconnu sa culpabilité d'avoir leurré des jeunes filles sur Internet et d'avoir fabriqué et possédé de la pornographie juvénile.

L'homme de 22 ans de Dolbeau-Mistassini a expédié une photo de son pénis en érection à neuf jeunes victimes âgées entre 13 et 16 ans par l'entremise des médias sociaux Snapshat, Instagram et Facebook, en toute connaissance de leur âge. Avec la photo, il ajoutait un message à connotation sexuelle en invitant les victimes d'Alma, Mastheuiatsh, Dolbeau-Mistassini et Québec à lui envoyer une photo de leurs seins. Les sollicitations se sont principalement déroulées d'octobre à décembre 2014. Pour une victime de 13 ans, le harcèlement a commencé le 21 septembre 2013 et a été fait à de nombreuses reprises.

Une seule est tombée dans le panneau. Une adolescente de 14 ans lui a envoyé une photo de ses seins. Cantin a alors fait un montage avec cette photo et la sienne de son pénis en érection agrémenté d'un message sexuel. Un crime qui est considéré comme de la production de matériel de pornographie juvénile.

Cantin ne semblait pas se satisfaire de ces gestes de grossière indécence et d'incitation à caractère sexuel. Lors de la perquisition de son ordinateur et de son téléphone portable, les policiers ont retrouvé 1473 photos de pornographies juvéniles de fillettes d'âgées d'à peine trois ans jusqu'à des adolescentes proches de la majorité.

«Ça vient démontrer toute l'attirance qu'a cet individu envers les mineures. Ce n'est pas banal d'avoir autant de fichiers en sa possession. Il avait même 3000 fichiers de natures douteuses où qu'il n'a pas été possible de déterminer s'il s'agissait d'adultes ou non», a indiqué la procureure de la Couronne, Julie Lajoie, au juge Richard P. Daoust.

C'est pour cette raison qu'elle a demandé que Jean-François Cantin suive une évaluation sexologique afin de connaître ses déviances et ses chances de récidives. Cette étude pourra servir à déterminer plusieurs conditions que devra respecter Cantin à sa sortie de prison.

Son avocat, Me Francis Boucher, a réclamé un rapport prédécisionnel afin de bien se préparer pour les représentations sur la peine qui auront lieu le 23 janvier 2017. «Pour ma part, à la vue du dossier et le fait que mon client avait 19 ans lors des délits et de la prise de conscience qu'il a faite, je crois que la sentence minimale d'un an est déjà très sévère», a-t-il indiqué.

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