Dix mois pour violence et menaces

Robin Gauthier, de Jonquière, demeurera derrière les barreaux... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Robin Gauthier, de Jonquière, demeurera derrière les barreaux pour quelques mois encore.

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Le Jonquiérois Robin Gauthier reçoit une peine de dix mois d'emprisonnement pour de la violence conjugale et pour avoir proféré des menaces envers un employé d'Hydro-Jonquière.

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a rendu sa sentence, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi, pour des événements survenus en mai 2014.

L'homme de 38 ans a récemment plaidé coupable à de l'intimidation, du méfait, des voies de fait causant des lésions et de nombreux bris de probation et d'engagement.

Gauthier et sa compagne de l'époque ont reçu la visite d'un employé d'Hydro-Jonquière, venu leur couper le courant en raison d'un compte en souffrance.

Le couple a entamé une négociation avec le fonctionnaire, mais elle n'a pas abouti. L'employé de l'organisme municipal n'avait pas le pouvoir de conclure une entente. Il n'avait d'autres choix que d'interrompre le courant.

«L'accusé a fait sortir le chien du couple, un pitbull, afin d'effrayer l'employé d'Hydro-Jonquière. Il faut croire que l'homme a eu peur, car il s'est réfugié dans son camion», a expliqué le juge Guimond.

«Par la suite, vous avez frappé votre conjointe à la tête et à plusieurs parties du corps, car elle avait omis de payer la facture d'électricité. Et vous avez ensuite brisé des objets dans l'appartement», a ajouté le magistrat.

Ce dernier a retenu deux points parmi les facteurs atténuants, soit le plaidoyer de culpabilité, évitant ainsi un procès, et la réussite d'une thérapie fermée de trois mois.

Par contre, le juge retient comme facteurs aggravants le fait que l'accusé minimise les gestes posés, ne démontre aucun remords, a commis de la violence conjugale, brisé de nombreuses conditions et qu'il possède un antécédent judiciaire.

Lors des représentations sur sentence, Me Charles Cantin avait suggéré de tenir compte du temps préventif (5,5 mois), de la thérapie fermée (trois mois) et d'ajouter trois mois d'emprisonnement et des travaux communautaires.

Du côté de la Couronne, Me Sébastien Vallée était bien d'accord pour retenir le temps préventif, mais ne croyait pas que le temps fait en thérapie devait être considéré. Et il recommandait une sentence de 17,5 mois d'emprisonnement.

Au final, le juge Guimond aura accordé 5,5 mois de temps préventif et un mois pour la thérapie. Cela signifie que Gauthier devra passer trois mois et demi en prison. Il sera soumis à une probation de trois ans (deux années avec suivi) à sa sortie de prison.

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