Coupable de voies de fait... avec ses béquilles

Michel Saint-Germain est reconnu coupable de voies de fait armées. (123RF)

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Michel Saint-Germain est reconnu coupable de voies de fait armées.

Le Dolmissois à la longue feuille de route a frappé une ancienne colocataire à l'aide de l'une de ses béquilles. L'événement s'est produit en septembre 2015, à Dolbeau-Mistassini.

Le coloré personnage n'en est pas à ses premières frasques avec son voisinage. En 2012, il a écopé une peine de 90 jours d'emprisonnement après avoir couru après l'un de ses voisins à l'aide d'un couteau de cuisine.

Dans l'histoire présente, l'homme dans la cinquantaine ne voulait pas que sa coloc entre à l'intérieur de la maison de chambre. Il a barré la porte à l'aide de la petite chaîne qui servait à cette fin.

Lorsque la femme a tenté de rentrer dans le logement, elle s'est rivé le nez à la porte et Saint-Germain l'a frappée à coup de béquille. Un rapport médical déposé au tribunal par la procureure de la Couronne, Me Julie Villeneuve, a révélé que la victime avait subi une fracture à la main gauche.

Dans son témoignage, la victime a relaté avec difficulté le fil des événements en raison des problèmes de mémoire que lui cause ses problèmes d'épilepsie. Le magistrat l'a cru même si la défense a tenté de miner sa crédibilité.

Tout au long du procès tenu jeudi, à Roberval, Saint-Germain s'est montré impatient et mécontent devant les procédures judiciaires. Il ne cessait d'intervenir auprès de son avocate pendant le témoignage de la victime. Le juge Guimond et la procureure de la Couronne, Me Julie Villeneuve, ont été dans l'obligation d'intervenir auprès de lui à quelques occasions pour qu'il «garde le silence».

Dans sa décision, le juge Pierre Guimond a mentionné avoir eu un doute raisonnable quant au fait que la dame avait été blessée lors de l'agression. Il a donc acquitté l'accusé de lui avoir causé des lésions.

En parcourant le dossier judiciaire de Saint-Germain, on constate qu'il a fait face à la justice à maintes occasions depuis 1993, notamment en matière d'intimidation, menace, fraude, voies de fait, entrave au travail d'agents de la paix et bris d'engagement.

Le juge Guimond prononcera la sentence, le 7 novembre prochain.

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