Plusieurs accusations contre les suspects de la séquestration

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Jean-Francois Migneault est accusé en rapport avec une tentative d'extorsion chez ses parents et d'une introduction par effraction.

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Jean-François Migneault doit répondre d'accusations d'introduction par effraction pour commettre une extorsion et de bris de probation à la suite de son entrée illégale dans la résidence de ses parents du boulevard Martel, à Saint-Honoré, mercredi après-midi. Ses complices, Frédéric Fontaine et Mario Jomphe, n'ont pas encore été accusés de ces chefs, mais ont été écroués pour diverses autres accusations.

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Tant à sa sortie du quartier général de la Sûreté du Québec qu'à son arrivée du Palais de justice de Chicoutimi, Frédéric Fontaine y est allé de certains gestes à l'endroit des photographes de presse.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Les trois hommes ont comparu jeudi matin devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec.

Fontaine et Jomphe demeurent en prison jusqu'à leur enquête sur remise en liberté, alors que Migneault a été confié au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de Chicoutimi afin de subir un examen sur sa responsabilité criminelle et son aptitude à comparaître.

Chez ses parents

Migneault, un récidiviste, se serait introduit au domicile de ses parents où il n'avait pas le droit de se trouver en raison d'une ordonnance du tribunal. Ses intentions auraient été de leur soutirer de l'argent, d'où l'accusation d'extorsion. La dame aurait réussi à sortir de la résidence. Elle a pu demander à un voisin de communiquer avec les secours.

Les trois malfaiteurs ont profité du moment pour prendre la poudre d'escampette. Rapidement, Jomphe et Fontaine ont été cueillis par les policiers de la Sûreté du Québec, alors que Migneault est finalement sorti de sa cachette en soirée mercredi.

Migneault, âgé de 34 ans et sans adresse connue, est un habitué du milieu judiciaire. En janvier 2016, il avait été condamné à une peine de 12 mois de prison pour avoir brisé une porte de verre à la Tabagie 500, du bris d'un bac de plastique à l'hôpital, de menaces envers le personnel et d'avoir arraché une toilette de son socle.

Le client de Me Dominic Bouchard venait de sortir de prison et se trouvait toujours sous probation.

Évasion

Migneault avait aussi retenu l'attention en 2008 lorsqu'il était parvenu à s'évader de la prison d'Orsainville, à Québec. Il avait été rattrapé plus tard par les policiers sur la route 175.

Fontaine, 21 ans, de la rue Paquet, à Chicoutimi, a vu quatre chefs de bris d'ordonnance et un de vol de bouteille d'alcool et de cellulaire être déposés contre lui. Il possède aussi des antécédents judiciaires. Le client de Me Julien Boulianne a été condamné à une sentence de 19 mois d'emprisonnement en janvier 2015. Il avait à peine 20 ans à cette époque. Fontaine avait fraudé des commerces à l'aide d'une carte de crédit (3000$) et avait commis des méfaits dans une chambre d'hôtel (2000$).

De son côté, Mario Jomphe, 23 ans, du boulevard Saguenay, à Jonquière, doit répondre d'une accusation de possession de stupéfiants et d'un bris de promesse. L'individu a déjà été reconnu coupable de diverses accusations, mais n'aurait jamais fait de prison.

Les trois accusés n'ont pas le droit de communiquer entre eux et ne peuvent entrer en contact avec les présumées victimes. Il leur est aussi interdit aussi de communiquer avec Michaël Dallaire (voir autre texte plus bas).

Mario Jomphe pourrait voir le ministère public déposer... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 2.0

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Mario Jomphe pourrait voir le ministère public déposer de nouvelles accusations contre lui.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Migneault tout juste sorti de prison

Jean-François Migneault avait obtenu sa libération conditionnelle il y a quelques jours à peine.

Condamné en janvier dernier à une peine de 12 mois d'emprisonnement, Migneault a purgé les deux tiers de sa sentence avant de pouvoir bénéficier d'une sortie de prison.

Son avocat, Me Dominic Bouchard, avait peu d'information à donner en lien avec la récente arrestation de son client, si ce n'est ce qu'il a pu entendre depuis mercredi soir.

«Il était effectivement sorti récemment de prison. J'ai été surpris de voir la nature des accusations. Je sais que ça impliquerait la résidence de ses parents, mais je n'en sais pas plus. Concernant le fait qu'il voulait de l'argent, j'ai peu de détails pour l'instant. Ce que je peux voir, c'est qu'il y a une accusation d'extorsion et on peut penser qu'à la nature même de l'accusation, que ça peut impliquer une somme d'argent», mentionne Me Bouchard.

Ce dernier a demandé un examen sur l'aptitude à comparaître et la responsabilité criminelle de son client.

Il a noté que Migneault n'était pas du tout le même homme qu'à l'habitude lorsqu'il lui a parlé mercredi soir et lorsqu'il l'a rencontré jeudi matin au bloc cellulaire du Palais de justice de Chicoutimi.

«Mon client est habituellement plus volubile. Il est capable d'aider son avocat et de donner des informations afin de l'amener vers une remise en liberté. Ce matin (jeudi), il était plutôt taciturne et assez discret sur toute forme d'aide», indique Me Bouchard.

Mario Jomphe

Son associé, Me Charles Cantin, représente les intérêts de Mario Jomphe dans cette histoire.

«Je ne peux pas dire quelles pourraient être les prochaines accusations contre mon client, mais j'ai moi aussi entendu dire qu'il y en aurait d'autres», a précisé le criminaliste.

Quant à Me Julien Boulianne, qui représente les intérêts de Frédéric Fontaine, il ne croit pas que son client sera inculpé de nouvelles accusations.

Au ministère public, Me Karen Inkel précise que l'enquête policière se poursuit toujours et que de nouvelles accusations pourraient être déposées contre les accusés Fontaine et Jomphe.

«Éventuellement oui, il pourrait y avoir de nouvelles accusations. Mais à ce stade-ci, la preuve ne nous permet pas de démontrer hors de tout doute raisonnable l'implication que les deux accusés pouvaient avoir avec M. Migneault. Ils sont par contre tous connus du milieu judiciaire», de dire Me Inkel.

Michaël Dallaire a été arrêté en possession de... (Photo courtoisie) - image 3.0

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Michaël Dallaire a été arrêté en possession de quelques armes à feu dans sa voiture. Les policiers avaient constaté une fissure dans le pare-brise du véhicule.

Photo courtoisie

Michaël Dallaire arrêté avec des armes

Arrêté pour une fissure dans le pare-brise de son véhicule, le Jonquiérois Michaël Dallaire a vu une importante accusation être déposée contre lui, soit possession illégale d'armes à feu, alors que ça lui était interdit en raison d'une ordonnance (109) du tribunal.

Sorti de prison au cours de la période estivale, l'homme de 33 ans de la rue du Cap, à Jonquière, a été intercepté par les policiers de la Sécurité publique de Saguenay, mercredi matin.

Au moment de l'arrestation, les policiers auraient remarqué un objet ressemblant à une arme à feu sur le siège arrière de la voiture. L'homme aurait été mis en arrestation immédiatement et la voiture a été mise sous scellé. Les policiers ont par la suite obtenu un mandat afin de fouiller le véhicule et ont pu y faire la découverte d'armes à feu.

L'avocat en défense a déjà annoncé que la légalité de l'arrestation pourrait être contestée.

Il est impossible pour l'instant de dire si d'autres accusations seront portées contre Dallaire, un individu connu du monde judiciaire.

L'autre aspect intéressant du dossier est que Dallaire est interdit de contact avec les trois individus accusés de l'histoire d'introduction par effraction dans une résidence familiale de Saint-Honoré, soit Jean-François Migneault, Frédéric Fontaine et Mario Jomphe.

«Je ne peux en dire davantage pour le moment, car l'enquête est toujours en cours. Nous ne voulons pas que ces accusés puissent être en contact pour l'instant», de dire Me Karen Inkel, procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

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