30 mois pour une fraude de 12 000$

Entre janvier et octobre 2012, Alain Tremblay, âgé... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

Entre janvier et octobre 2012, Alain Tremblay, âgé de 66 ans, a fraudé un immigrant et a fait preuve de malhonnêteté envers une victime vulnérable. Pour cette raison, il devra passer les 30 prochains mois derrière les barreaux.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le Chicoutimien Alain Tremblay passera les 30 prochains mois derrière les barreaux pour avoir fraudé un Congolais pour 12 000$ en 2012. Le juge lui ordonne aussi de rembourser le montant à sa victime à sa sortie du pénitencier.

Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a rendu sa décision, lundi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi. Entre janvier et octobre 2012, Tremblay, âgé de 66 ans, a fraudé l'immigrant et a fait preuve de malhonnêteté envers une victime vulnérable.

L'histoire a commencé lorsque Pythagore Mikwete Mitho, un agent de sécurité, a connu Tremblay dans un hôtel de Saguenay lors du conflit de Rio Tinto à Alma. Le fraudeur multirécidiviste (il possède des antécédents en semblable matière) a appris que le Congolais cherchait un moyen de faire venir les membres de sa famille au Canada.

Tremblay n'a pas hésité à se mêler de cette affaire, en lui faisant croire qu'il avait des contacts auprès du gouvernement pour l'aider dans ses démarches. Mais ses contacts n'étaient pas gratuits.

Lors des représentations sur sentence tenues en septembre, le ministère public avait suggéré une peine de 30 à 36 mois, alors que Me Olivier Théorêt, de l'Aide juridique, demandait une sentence de deux ans moins un jour et le remboursement de la fraude.

Le juge a penché du côté de la Couronne. S'il a reconnu le plaidoyer de culpabilité de l'accusé et s'il a tenu compte de la honte et des regrets de l'accusé et de son ouverture à vouloir rembourser (même si aucune somme n'a encore été remise depuis 2013), le magistrat a aussi retenu des facteurs aggravants.

«L'accusé a fait preuve d'une malhonnêteté envers une victime vulnérable, d'un haut degré de planification et de préméditation et a tissé une toile pour prendre sa victime. De plus, ce n'est pas un incident isolé en raison de la durée et du fait que l'accusé a agi pour l'appât du gain. Les conséquences ont été désastreuses pour la victime et sa famille.»

«Il s'agit d'un haut degré de fourberie auprès d'une victime facile», a ajouté le juge pour justifier sa décision.

Me Théorêt ne pensait pas que la peine serait si élevée.

«C'est une peine sévère. Le juge est allé sur l'aspect de dissuasion, surtout qu'il s'agit d'une fraude envers un immigrant. Mon client a des regrets envers les gestes posés et il voulait rembourser la victime. Mais avec une peine de pénitencier, ce sera plus long pour rembourser, car M. Tremblay n'aura pas droit à sa pension de la sécurité de vieillesse étant donné qu'il est dans une prison fédérale.»

«Et si mon client ne rembourse pas, la victime devra aller au tribunal civil pour récupérer l'argent, alors qu'avec notre suggestion de deux ans moins un jour, si M. Tremblay ne remboursait pas, il s'exposait à une nouvelle peine de prison, ce qui ne sera pas le cas avec la peine fédérale», a précisé Me Théorêt.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer