La tentative de meurtre contestée par Lussier et Morissette

L'enquête préliminaire de Carl Lussier s'est terminée lundi... (Archives Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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L'enquête préliminaire de Carl Lussier s'est terminée lundi après-midi

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Les Jonquiérois Carl Lussier et Julie Morissette contesteront le chef d'accusation de tentative de meurtre déposé contre eux. Ils se réservent également le droit de plaider non coupables aux accusations d'enlèvement et de possession non autorisée d'une arme à feu.

L'enquête préliminaire s'est terminée lundi après-midi devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec. Me Mélanie Paré, de la Couronne, et Me Charles Cantin, en défense, ont convenu de se revoir le 9 novembre pour l'enquête de remise en liberté.

Les deux individus sont accusés d'avoir battu sauvagement Martin Duchesne (ex-conjoint de Mme Morissette) en avril dernier. La victime a subi de multiples fractures au visage et à la cage thoracique. Elle aurait été poignardée deux fois, aurait reçu deux décharges électriques de Taser et a dû être ramenée à la vie à deux reprises.

Lundi, Duchesne, qui se trouve en prison pour une possession d'arme à feu, a été contre-interrogé par l'avocat de la défense à la suite de son interrogatoire avec les enquêteurs de la Sécurité publique de Saguenay (SPS).

Il a d'abord confirmé avoir reçu des dizaines de coups de pied au visage et au corps en provenance de trois ou quatre agresseurs, d'avoir été poignardé et de s'être fait dire par ses présumés agresseurs, dont Julie Morissette, qu'il était chanceux d'être en vie, car ça ne devait pas être le cas.

Aux enquêteurs de la SPS, il a dit ne pouvoir identifier ses agresseurs, sauf Lussier et Morissette, car ils portaient une cagoule. Il a confirmé avoir menti pour protéger ses enfants et assurer sa sécurité. Il ne voulait pas dénoncer qui que ce soit.

«Je ne voulais pas dénoncer Carl, car je sais qu'il a bon coeur. Lorsque j'ai été battu, tout le monde me croyait mort, mais Carl s'est aperçu que ce n'était pas le cas. Il m'a dit de ne pas bouger et de ne pas parler, car les autres me passeraient. Carl a voulu m'amener à l'hôpital. Je lui ai dit de me laisser dans la voiture, car s'il m'amène à l'hôpital, il serait arrêté et accusé», a raconté Duchesne.

«Mais lorsque j'ai su ce qui s'était passé, je n'ai pas eu le choix. Je ne pouvais laisser Carl Lussier avec mes deux enfants. Il ne peut être leur beau-père en sachant qu'il a voulu me tuer. Il y a des principes même dans le monde criminel», a raconté Duchesne aux enquêteurs.

En contre-interrogatoire, Me Cantin a tenté de faire valoir certaines contradictions dans les témoignages de la victime.

Il a notamment été question des liens d'amitié entre Lussier et Duchesne. Ce dernier a mentionné qu'il avait déjà pensé que c'était le cas, mais s'est rendu compte que non.

Sur le rapport médical, en lien avec l'agression, le criminaliste a cherché à savoir pourquoi il n'était pas fait mention de coups de couteau.

«Je vais m'objecter à cette question, car M. Duchesne ne peut interpréter un rapport qu'il n'a pas écrit», a laissé voir Me Paré.

Malgré tout, Duchesne a indiqué que les deux trous qu'il avait dans l'estomac, causés par les coups de couteau, ont été utilisés pour insérer un drain afin d'épancher la perte du sang dans un poumon perforé.

Quant aux commentaires de Martin Duchesne voulant que Lussier aurait déjà séquLa tentative de meurtre contestéeestré et battu ses grands-parents, Carl Lussier a fait dire, par le biais de son avocat, que ce n'était pas le cas.

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