Peine attendue pour un criminel ayant 31 ans de carrière

Yvan Lagacé, qui présente une longue feuille de route judiciaire, prendra le... (Photo 123RF)

Agrandir

Photo 123RF

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Yvan Lagacé, qui présente une longue feuille de route judiciaire, prendra le chemin de la prison pour une série d'introductions par effraction et des vols d'une valeur de 60 000$. Il reste à voir s'il purgera sa peine les fins de semaine pour 90 jours ou s'il écopera plutôt d'une sentence de 36 à 48 mois. La vision des deux parties est diamétralement opposée dans cette affaire.

L'individu de 51 ans, de Saint-Ambroise, a reconnu sa culpabilité en novembre 2015 à un vol d'un fusil à pression, à une introduction par effraction dans un commerce, d'avoir flâné la nuit, à deux vols de remorque, d'introduction dans un dépanneur et à des vols de marchandise entre août 2012 et septembre 2015. La découverte de ses empreintes digitales sur les lieux d'un crime a mené à son arrestation en novembre dernier.

Jeudi, le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a écouté les représentations sur sentence de Me Sabrina Tremblay, de la Couronne, et de Me Charles Cantin, en défense. Il rendra sa décision le 17 novembre.

Me Tremblay, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), estime qu'une peine fédérale de 36 à 48 mois refléterait les crimes commis et tiendrait compte du passé criminel de Lagacé.

«L'accusé compte 31 années de carrière comme criminel. Il a reçu 33 condamnations jusqu'à présent. Depuis l'âge de 19 ans, il n'a été que quatre années sans passer devant la justice. La raison est simple, il était incarcéré. Il a 37 antécédents d'introduction par effraction (pour 60 crimes), 24 bris de probation, 13 autres d'engagement et 65 dossiers de malhonnêteté. Il a déjà eu trois sentences en société et elles ont toutes été révoquées», indique Me Tremblay.

«Il veut revenir l'homme qu'il était avant ses premiers passages en justice. Il veut donc retourner à ses 19 ans. Ça fait loin. Je comprends les efforts que monsieur a faits en participant au groupe Courage et par son travail, mais il n'a pas fait la preuve de sa réhabilitation. Lorsqu'il se retrouve devant la justice, il prend conscience de ce qu'il a fait, mais ça ne dure jamais longtemps. Il a de bonnes intentions, mais elles restent à prouver et surtout à passer l'épreuve du temps», ajoute la procureure de la Couronne.

Le criminaliste de Jonquière croit qu'une sentence de 90 jours à être purgée de façon discontinue et une peine en société de 12 à 18 mois devraient satisfaire la justice. L'individu se trouverait sous probation pour une période de trois années et pourrait aussi faire des travaux communautaires.

«Mon client part de tellement loin. Il est vrai qu'il possède une très longue feuille de route. Comme criminel, c'est un solide. Mais il a fait des efforts considérables comme le précise le deuxième avis du rapport présentenciel. Est-ce qu'il va se tenir tranquille pour toujours? Je ne sais pas. La partie n'est jamais gagnée surtout dans son cas», précise Me Cantin.

Il ne croit pas qu'une gradation des peines soit nécessaire. Lagacé a déjà purgé des sentences de 36 et 22 mois pour de nombreuses introductions par effraction et des vols évalués à quelques centaines de milliers de dollars.

«Si j'ai commis ces crimes, c'est que j'étais un grand consommateur de cocaïne. J'avais des dettes envers mes fournisseurs et je me devais de rembourser. Je commettais donc d'autres crimes.»

«J'ai de véritables regrets sur ce que j'ai fait. Lorsque je passe devant les endroits où j'ai commis des crimes, je me rends compte de tout le mal que j'ai pu faire et ça me fait faire des cauchemars. C'est stressant de vivre du crime et surtout ce n'est pas payant», a raconté Lagacé au juge.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer