Vingt-trois mois pour le complice d'une agression sexuelle

Gilles Tremblay a avoué avoir participé à une... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Gilles Tremblay a avoué avoir participé à une agression sexuelle. Son avocat, Me Luc Tourangeau, est venu régler le dossier devant le tribunal.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le Chicoutimien Gilles Tremblay reçoit une peine de 23 mois de prison pour une agression sexuelle par complicité, une séquestration et une introduction par effraction. Stéphane Tremblay, son complice dans cette affaire, où il y a eu une relation complète, avait pourtant été acquitté devant un juge et un jury de la Cour supérieure du Québec.

L'homme de 48 ans a enregistré des plaidoyers de culpabilité, jeudi, devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec.

Si Gilles Tremblay plaide coupable, c'est qu'il a fait une déclaration incriminante aux policiers de la Sécurité publique de Saguenay. Dans son témoignage, au procès de son complice, il a affirmé avoir participé à une agression sexuelle à Saint-Honoré. Il disait retenir la victime pendant que son complice accomplissait un acte qualifié de l'un des pires crimes par le tribunal.

«Gilles Tremblay a maintenu la victime pendant que le complice commettait l'agression sexuelle. S'il plaide coupable, c'est qu'il a fait une déclaration incriminante et qu'il a maintenu sa version au procès», note Me Mélanie Paré, de la Couronne.

«Pour son complice, on devait faire une preuve hors de tout doute raisonnable, car le procès a eu lieu devant un jury. Ce n'est pas parce qu'un jury arrive à la conclusion qu'ils ont un doute que les événements ne sont pas arrivés. Lorsque nous ne pouvons établir la preuve hors de tout doute raisonnable, il y a un acquittement», a indiqué Me Paré.

Gilles Tremblay s'est tenu droit devant le juge au moment du prononcé de la sentence. Le magistrat a entériné la suggestion commune, impose une probation de 12 mois et interdit au détenu d'avoir des contacts avec son complice.

«Il s'agit de l'un des pires crimes que l'on voit au tribunal. Je comprends que vous ayez pu avoir peur, mais vous auriez pu prendre une autre décision. Ce n'est pas facile pour vous, mais c'est encore plus dur pour la victime qui aura à vivre avec les séquelles permanentes de cette agression sexuelle. Pour vous, c'est un moment de votre vie très sombre, mais la victime, elle, ne méritait pas ça», a indiqué le juge.

Avant de prendre le chemin de la prison, le client de Me Tourangeau a tenu à expliquer des éléments en lien avec cette triste histoire.

«Je peux dire que je n'ai pas été amené là de mon plein gré. J'avais peur de Stéphane Tremblay et j'ai gelé sur place en voyant ce qui se passait. Je n'étais pas au courant de ses plans. J'ai encore peur de lui, car il me fait des menaces. Je regrette ce qui est arrivé à la victime», a déclaré Gilles Tremblay avant de recevoir sa sentence.

Le client de Me Luc Tourangeau est arrivé au Palais de justice avec sa valise. Il savait que la suggestion soumise au juge l'enverrait à l'ombre pour une bonne période de temps.

«Mon client n'était pas au courant de ce qui était pour se produire. Il aurait dû partir lorsqu'il s'est rendu compte de ce qui se passait, mais il ne l'a pas fait, car il avait peur du coaccusé. Les conséquences ont été importantes, car mon client a perdu son travail à l'Alcan et il est aujourd'hui sur l'aide sociale», a noté Me Tourangeau.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer