Un trafiquant aide les policiers à arrêter deux individus

Le trafiquant a admis qu'il vendait de la... (Archives Le Droit)

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Le trafiquant a admis qu'il vendait de la cocaïne.

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Un trafiquant de drogue qui se sentait en danger a permis aux policiers d'arrêter Christopher Simard et Frédéric Savard, de Saint-Honoré.

Les deux individus de 23 et 20 ans ont plaidé coupables, mardi après-midi, à des accusations de conduite dangereuse et d'entrave à la justice. Simard, lui, a aussi reconnu sa culpabilité à de l'intimidation, possession d'une arme prohibée (poing américain) et bris de probation.

Les événements les plus importants remontent au 31 août 2015. Tout a commencé par un accident de la route. Savard, au volant de sa Honda Civic noire, s'est mis à pourchasser la camionnette de la victime, sous les encouragements de Simard, qui se trouvait sur la banquette arrière.

Simard avait comme mission de rattraper le conducteur du camion, car il devait une bonne somme d'argent à deux individus de Saint-Honoré. L'accusé Simard agissait comme collecteur pour les deux criminels.

Collision

Au moment de la course dans une rue de Saint-Honoré, les deux véhicules se sont retrouvés côte à côte. Sentant le danger et ne voulant pas discuter avec ses poursuivants, la victime a voulu se sauver. Une fausse manoeuvre a été exécutée et la collision est survenue. Le camion a quitté la route et a fini à l'envers. 

« Lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux, la victime de l'accident leur a dit qu'il était un trafiquant de cocaïne, qu'il se sentait en danger et qu'il avait besoin de protection. Il était rendu à un point de non-retour », a résumé Me Sébastien Vallée, de la Couronne.

La victime de cette affaire était aux prises avec une dette d'argent envers deux individus de la localité, qui lui avaient laissé de la cocaïne. Comme il devait 4000 $, l'homme a reçu de nombreux messages l'incitant à rembourser.

Ce qu'il n'avait pas fait. Lorsque Christopher Simard l'a reconnu, il a incité Savard à le poursuivre jusqu'au moment de l'accident.

Les clients de Me Olivier Théorêt, du bureau de l'Aide juridique, ont reconnu les faits. Ils ne se sont pas opposés à la trame factuelle, mais ont dit regretter les gestes posés. Un rapport présentenciel a été demandé pour les deux individus.

« Il va sans dire que mes deux clients s'exposent à une peine d'emprisonnement pour les gestes posés. En ce qui concerne Frédéric Savard, il a commis une erreur cette journée-là. Il n'a aucun antécédent judiciaire et s'est repris en main. Quant à Christopher Simard, il possède des antécédents et a eu un rôle plus grand dans toute cette histoire. On veut donc avoir un portrait global des deux accusés », a soutenu Me Théorêt.

Le dossier doit revenir au tribunal le 16 février pour le dépôt du rapport et les représentations sur sentence.

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