Près de 74 000 fichiers de pornographie juvénile découverts chez Raynald Régnier

Raynald Régnier et son avocat, Me Jean-Marc Fradette.... (Photo Le Quotidien, Isabelle Tremblay)

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Raynald Régnier et son avocat, Me Jean-Marc Fradette.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Le propriétaire d'un dépanneur d'Alma, Raynald Régnier, a plaidé coupable, mardi après-midi, à huit chefs d'accusation en lien avec de la possession, de la distribution et de l'accession à de la pornographie juvénile.

Le ministère public a accepté de retirer les trois chefs d'accusation de production de matériel pornographique qui pesaient contre l'individu.

L'homme de 54 ans a été arrêté à sa résidence, en janvier 2015. Sur place, les policiers de l'Équipe d'enquêtes sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec (SQ) ont perquisitionné des CD, DVD, disquettes ainsi que le disque dur de l'ordinateur de l'Almatois. Ce dernier a développé une véritable dépendance à la pornographie juvénile, entre 1998 et 2015.

L'analyse du matériel a permis aux enquêteurs de dénombrer 71 548 fichiers et 2407 vidéos correspondants à de la pornographie juvénile.

« Mon client n'a pas d'antécédent judiciaire de quelque nature que ce soit. Il s'est pris en main et a suivi une thérapie avec une psychologie spécialisée en matière sexuelle. C'est vraiment une problématique identifiée de dépendance à de la pornographie juvénile sur Internet. Ça ne fait pas de lui un pédophile. Il s'agit plutôt d'une forme de perversion », mentionne Me Jean-Marc Fradette, procureur de Régnier.

L'avocat de la défense a réclamé la confection d'un rapport présentenciel avec un volet sexologique. Quant à la poursuite, Me Marie Sirois a demandé à ce qu'un rapport sexologique complet soit préparé. 

Elle a annoncé qu'elle demandera aussi aux enquêteurs de préparer un échantillonnage du matériel saisi « afin de démontrer au Tribunal la gravité des gestes commis ».

Les fichiers informatiques étaient répartis en trois catégories, dont la pédopornographie, qui regroupent des images d'enfants qui ont quelques mois de vie à 12 ans.

Régnier sera de retour au Palais de justice d'Alma, le 17 janvier prochain, pour connaître sa sentence. « Nous allons plaider sur la peine cette journée-là. La Couronne veut faire une preuve et démontrer des photos d'enfants. Je ne comprends pas pourquoi elle veut faire ça », conclut Me Fradette.

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