Une peine discontinue pour 14 dossiers

Me Julien Boulianne... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

Agrandir

Me Julien Boulianne

Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Jean-Sébastien Gagnon obtient une chance unique de démontrer son sérieux. Il a réussi à convaincre le juge Jean-Paul Aubin, de la Cour du Québec, de lui permettre de conserver son emploi et de prendre soin de ses enfants. Il lui accorde une peine de 90 jours de prison discontinue, au lieu de l'envoyer derrière les barreaux pour une période de six à huit mois.

L'individu de la Côte-Nord a pris la décision de régler tous ses dossiers, deux du district judiciaire de Chicoutimi et 12 autres de Baie-Comeau.

Le client de Me Julien Boulianne a enregistré des plaidoyers de culpabilité pour le vol d'une paire de lunettes au Maxi de Chicoutimi et pour ne pas avoir respecté trois ordonnances du tribunal.

En réglant deux dossiers de Chicoutimi, l'homme de 31 ans a fait de même avec 12 autres dossiers du district judiciaire de Baie-Comeau. Il avait fait défaut d'un don de 800$ à la CAVAC, a tenté de s'introduire par effraction chez son ex-conjointe (pour récupérer un fil de cellulaire) et a commis trois vols d'essence de 30$, 40$ et 50$, dont deux ont été remboursés.

Il s'était aussi introduit dans un campement pour y dérober une sécheuse, a commis un méfait sur la voiture d'une personne (pas la bonne) et a donné un coup de poing au visage de son ancienne copine, sans oublier des bris de conditions, une extorsion et des menaces auprès des employés du Centre local d'emplois (CLD) de Forestville (il ne recevait pas son chèque à la date à laquelle lui le voulait).

Prison discontinue

Le criminaliste a suggéré une sentence de prison discontinue pour son client. Il croit que cette peine est appropriée, surtout que Gagnon était parvenu à respecter sa condition d'être à domicile 24 heures sur 24 durant près de 10 mois.

«Mon client a connu une période difficile en 2014 et 2015, c'est vrai. Il est père de trois enfants, dont un souffre de la fibrose kystique. Il a eu de la difficulté et a commis certains crimes parce qu'il n'avait plus d'argent. Il voulait avoir un peu d'argent afin de les nourrir», explique Me Boulianne.

«Ce qu'il a fait mérite de la prison. Mais si on y envoie mon client pour plusieurs mois, il va perdre son emploi et privera ses enfants de la pension alimentaire durant la même période et devra ensuite tout recommencer à zéro. La prison en discontinue sera sévère et devrait être dissuasive», a soutenu l'avocat en défense.

Couronne

Au moment des représentations sur sentence, Me Nicole Ouellet (Couronne) avait suggéré une sentence de six à huit mois de prison pour l'ensemble des crimes, estimant que les vols de lunette et d'essence n'étaient certainement pas pour permettre à ses enfants de manger. «Il a eu des chances. Il a peut-être été en liberté trop longtemps, car il n'a pas arrêté ses crimes depuis 2013. Il ne faut pas oublier que quatre de ses crimes ont une connotation violente», d'ajouter Me Ouellet.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer