Cayouette en liberté... avant la prison

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Claude Cayouette

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Le Néo-Brunswickois Claude Cayouette reprend sa liberté jusqu'au 17 octobre. À cette date, le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, l'enverra en prison pour une période de deux ans moins un jour pour une sixième conduite avec les facultés affaiblies. Le tribunal impose une interdiction de conduire à vie pour le multirécidiviste de l'alcool au volant.

L'homme de 59 ans de la rue de Beauvoir, à Chicoutimi, a réglé son dossier, mardi, au Palais de justice de Chicoutimi.

Le client de Me Jean-Marc Fradette a été arrêté le 22 juillet dans le stationnement d'un dépanneur. Il venait de quitter un débit de boisson, lorsqu'une personne a communiqué avec les policiers pour les aviser qu'il était en état d'ébriété.

Malgré tout, Cayouette a eu le temps de se rendre à l'accommodation, à quelques centaines de mètres de là. Lorsqu'il est sorti, les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) l'ont intercepté.

«L'accusé a nié avoir conduit le véhicule automobile. Il a ajouté que les policiers ne l'avaient pas vu au volant. Mais lorsque les agents ont mentionné que des témoins l'avaient vu conduire et pouvaient l'identifier, M. Cayouette a avoué avoir conduit. Même le passager a confirmé aux agents que c'est l'accusé qui était derrière le volant», a mentionné le procureur de la Couronne, Me Jean-Sébastien Lebel.

En raison des nombreux symptômes de facultés affaiblies, les policiers ont fait subir un test d'alcoolémie au multirécidiviste. Il a soufflé des taux de .205 et .199.

Mais avant de prendre le chemin de la détention pour une période de deux ans moins un jour (plus le temps fait préventivement, soit depuis le 22 juillet), Cayouette a demandé au juge Guimond de lui donner le temps de régler quelques dossiers personnels et professionnels.

L'homme a oeuvré comme travailleur de la construction durant près de quatre décennies. Il est établi dans la région depuis de nombreuses années. Depuis deux ans, il a trouvé un emploi comme ferrailleur et il aimerait bien passer une entente avec son employeur pour conserver son travail à sa sortie de prison.

«J'aurais besoin d'un peu de temps pour entreposer mes meubles. Je n'ai pas de famille dans la région et personne ne peut s'en occuper. Je veux aussi discuter avec mon employeur. Je suis le seul ferrailleur de l'entreprise et je voudrais avancer mon travail à court terme», a expliqué Cayouette.

Le magistrat a accepté la demande du client de Me Fradette. Il lui donne jusqu'en octobre pour régler ses affaires et lui accorde sept jours pour se trouver une thérapie afin de venir à bout de sa problématique de consommation d'alcool et de stupéfiants.

«Lorsque j'ai été pris en boisson, c'est à la suite d'une rechute. Ça faisait cinq ans que je n'avais pas consommé», a-t-il raconté.

Me Fradette a aussi suggéré que son client dépose une importante caution pour garantir sa remise en liberté.

«J'ai vérifié le compte de banque de mon client et il y a plus de 5000$ disponibles pour la caution. Il sait qu'il devra respecter toutes les conditions s'il ne veut pas perdre son dépôt. En plus, son véhicule a été saisi et mon client sait qu'il ne pourra conduire durant sa remise en liberté. Il lui sera d'ailleurs interdit de conduire pour le restant de ses jours», précise le criminaliste.

Sauf que Cayouette pourra demander l'installation d'un appareil éthylométrique dans son véhicule une année après sa sortie de prison. Cet appareil demeurera installé à vie dans les véhicules du fautif en raison de son interdiction de conduire à vie.

Claude Cayouette a été condamné pour des conduites avec les facultés affaiblies en 1985, 1990, 1991, 2002 et 2008, a été arrêté pour deux conduites dangereuses en 1993 et 2006 et reconnu coupable de trois conduites pendant interdiction en 2008 et 2009 (à deux reprises).

ChicoutimiPalais de Justice... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Steeve Larouche en prison pour neuf mois

Le Baieriverain Steeve Larouche devrait passer les neuf prochains mois derrière les barreaux pour de la production de plants de marijuana et la possession dans le but d'en faire le trafic. L'homme de 51 ans recevra sa sentence vendredi.

Mardi matin, le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a enregistré les plaidoyers de culpabilité du client de Me Dominic Bouchard, mais a accepté d'appliquer la sentence uniquement vendredi.

Le 21 novembre 2014, les policiers de la Sécurité publique de Saguenay ont mené une perquisition à sa résidence. Ils y ont découvert 4533 grammes de marijuana (10 livres), 805 grammes de trime (une fois récoltée et séchée) et 78 plants de cannabis, dont la hauteur variait de 12 à 24 pouces.

Selon les dispositions du Code criminel canadien, la production de stupéfiants entraîne des peines minimales de détention. Dans le cas de Larouche, celle-ci est de six mois.

Procureurs au dossier, Me Bouchard et Me Jean-Sébastien Lebel ont annoncé une suggestion commune de neuf mois d'emprisonnement. Le juge a accordé quelques jours à l'accusé pour régler ses affaires et préparer sa valise.

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