Des comportements plus à risque chez les jeunes

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Il est possible de dresser un portrait des jeunes de moins de 30 ans qui ont été victimes d'un accident mortel: ils revenaient pour la plupart d'une activité festive avec des amis, ont eu des comportements téméraires, et bien souvent, l'alcool et les drogues étaient de la partie.

Le chercheur Étienne Blais a décortiqué les rapports de police de la Sûreté du Québec pour les accidents ayant causé la mort de personnes de moins de 30 ans en 2010-2011.

Le bilan du groupe d'âge des 15 à 24 ans s'améliore. En 2015, ils ont représenté 15,2% des victimes décédées dans un accident de la route en 2015, avec 55 décès. Ils avaient été 128 en 2010. Néanmoins, année après année, les taux d'accidents pour 100 000 titulaires de permis sont plus élevés dans cette tranche d'âge que pour n'importe quelle autre. Suivent les 25-34 ans.

«Il y a plusieurs facteurs qui expliquent les accidents: la prise de risques, les comportements téméraires, la plus petite expérience de conduite (donc ils évaluent moins bien la dangerosité) et le fait que la voiture soit surtout utilisée pour des activités festives. Ce que l'on voit, c'est que les jeunes qui ont un accident mortel, ils allaient à une activité festive (bar, soirée, etc.), revenaient et ont eu un accident. L'alcool et les drogues sont un facteur majeur. Le fait de fréquenter leurs amis les incite à boire davantage. Le conducteur désigné parfois ''fout le camp''. La fatigue et la vitesse sont deux autres facteurs importants. Et à l'époque de notre étude, le cellulaire n'était pas encore un facteur, mais il l'est aujourd'hui.»

En lisant les rapports, Étienne Blais a vu des histoires que l'on croirait choses du passé, avec toute la sensibilisation faite au fil des ans.

«J'ai vu des affaires comme: ''Il a bu un ''six-pack'' et deux ou trois shooters en 30 minutes. Il m'a dit qu'il était OK. Je pensais qu'il l'était.'' La notion du conducteur désigné n'est toujours pas bien assimilée.»

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