Perdre son travail pour «pimper» son camion

Christian Simard, de Saint-Félix d'Otis, a perdu son... (Photo Le Quotidien, Stéphane Bégin)

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Christian Simard, de Saint-Félix d'Otis, a perdu son emploi de fonctionnaire pour une fraude envers la municipalité de Saint-Félix d'Otis.

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Christian Simard a perdu son emploi de fonctionnaire à Saint-Félix-d'Otis après avoir modifié son camion aux frais de la municipalité. Mercredi, il a plaidé coupable à une accusation de fraude de 4999$. Il obtient une absolution inconditionnelle à la suite d'un don de 300$ à la CAVAC.

Le client de Me Dominic Bouchard a réglé son dossier devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec.

En 2014, Christian Simard, âgé de 41 ans, se procure divers objets personnels, dont un camion Silverado. Il décide de l'embellir, de lui ajouter quelques éléments décoratifs. Sur une période d'une année, il achète notamment une toile pour la boîte du camion, des garde-boues et des pneus. Il fait des dépenses de 4999$.

Le technicien en génie civil s'aperçoit cependant qu'ils manquent d'argent pour se procurer ces biens. Pour régler la situation, il décide de refiler les sept factures sur le compte de la municipalité où il travaille (une huitième avait été émise).

«Deux facteurs font obstacle à la demande d'une absolution inconditionnelle et c'est la répétition des gestes et la planification de la fraude. Il y a aussi l'abus de confiance dans les facteurs aggravants. Parmi les facteurs atténuants, je retiens le plaidoyer de culpabilité, que la victime a récupéré en partie les pertes, le rapport présentenciel positif, la perte de son emploi à la municipalité et qu'il ne s'agissait pas d'un système frauduleux. Il y a aussi le fait que vous voulez demeurer un actif pour la société», a indiqué le juge Daoust.

«Il m'a été démontré que le fait d'avoir un casier judiciaire pourrait nuire à la possibilité de vous retrouver un travail dans votre formation (génie civil), notamment si vous voulez travailler dans le nord. Je vais accepter la demande de la défense pour une absolution inconditionnelle», d'ajouter le magistrat.

Ce dernier n'a pas retenu la suggestion de Me Mélanie Paré, de la Couronne, qui n'était pas en accord avec l'absolution inconditionnelle et croyait qu'une sentence de 150 heures de travaux communautaires était plus appropriée.

«Il faut savoir que l'accusé n'a pas arrêté les gestes par lui-même. De plus, il est possible qu'il puisse avoir de la difficulté à trouver un emploi dans sa branche dans le nord, mais il peut chercher ailleurs», a expliqué Me Paré.

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