Dix mois en prison en fauteuil roulant

Palais de Justice de Chicoutimi... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Palais de Justice de Chicoutimi

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Christiane Rainville, une dame de 67 ans qui se déplace en fauteuil roulant, devra séjourner une dizaine de mois à l'ombre. Elle a plaidé coupable, mardi, devant la juge Sonia Roleau, à plusieurs chefs d'accusation de voies de fait armés, agressions, menaces, vol à l'étalage et bris d'ordonnance survenus depuis le printemps.

La dame, qui est représentée par Me Olivier Théorêt, a séjourné dans plusieurs maisons privées pour personnes âgées ainsi qu'au département de psychiatrie de l'hôpital de Chicoutimi dans la dernière année. Dans chacun des endroits, l'accusée menait le trouble auprès du personnel et des autres résidents en proférant des menaces de mort, allant même jusqu'à lancer un verre d'eau à une infirmière du CIUSSS. Le 5 juillet dernier, elle a été épinglée après avoir tenté d'effectuer un vol de fromage d'une valeur de 22 $ chez Walmart.

La dame, qui possédait déjà un casier judiciaire et avait cumulé des séjours totalisant 23 jours en prison, a développé une dépendance à la morphine en plus de connaître des troubles de comportement sévères ainsi que des troubles de la personnalité comme le narcissisme, un caractère antisocial.

Lors des représentations sur sentence devant la juge, les avocats de la Couronne et de la défense ont fait valoir que la place de cette sexagénaire n'était pas à l'hôpital. 

Tentant d'influencer la juge Rouleau en sa faveur, Mme Rainville a mentionné qu'elle en avait plein la tête des provocations en ajoutant que de lancer un verre d'eau n'était pas si grave, une conversation à laquelle a mis fin rapidement la magistrate. Cette dernière a rétorqué que les menaces envers tous n'étaient pas une façon de fonctionner. La juge Rouleau a voulu mettre en lumière les conséquences des gestes violents de la femme en lisant une lettre d'un membre du personnel infirmier qui se disait fatigué de traiter cette personne et d'avoir des craintes d'être frappé à nouveau, obligeant à la prise de congés de maladie.

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