Un appel de la famille de Simon Simard pour plus de ressources d'aide

La famille de Simon Simard préfère que ce... (Photo courtoisie)

Agrandir

La famille de Simon Simard préfère que ce soit cette photo qui soit utilisée comme dernier souvenir dans les médias.

Photo courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La famille de Simon Simard, le jeune homme abattu par les policiers après s'être barricadé pendant plusieurs heures dans une maison de Jonquière il y a trois semaines, espère que son drame sonnera une alarme pour «redoubler d'efforts» afin que des ressources supplémentaires pour les personnes en détresse soient disponibles au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le périmètre policier avait été très imposant lors... (Archives Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 1.0

Agrandir

Le périmètre policier avait été très imposant lors du siège de 16 heures.

Archives Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Vendredi soir, les parents et le frère de l'individu de 27 ans ont publié sur Facebook une lettre, rédigée avec une amie de la famille, dans laquelle ils demandent de cesser la diffusion d'images «traumatisantes» de la tragédie afin de pouvoir «faire leur deuil dans la dignité». Même si plusieurs jours se sont écoulés, des photographies et des vidéos montrant Simon Simard lors du siège policier sont encore publiés, et il est difficile pour ses proches de les ignorer.

«Le moment est venu de respecter la mémoire de Simon et de laisser les souvenirs de la famille intacts. [...] Maintenant, optez pour des messages d'espoir, des messages qui pousseront la société à agir, à offrir davantage de ressources à ceux qui en ont besoin. Cet événement était un cri égal à sa souffrance, une preuve que cette détresse doit être prise au sérieux et amener des changements», peut-on lire dans le texte Lettre pour Simon.

Son père Roger, sa mère Jacynthe et son petit frère Sébastien rendent hommage au jeune homme qu'ils ont connu, le surnommant affectueusement Macaque. Ils le décrivent comme un «grand inventeur», un «artiste dans l'âme», un «amoureux de l'aventure» et un «vrai maniaque du récréatif».

La famille ne nie pas les torts qui ont été causés par les évènements malheureux. Les forces policières ont dû être déployées durant 16 heures et des résidences ont été évacuées durant l'opération. Simon Simard, dont on craignait qu'il eût fabriqué une bombe artisanale, a par la suite été relié à des vols de médicaments dans des pharmacies. Deux semaines plus tard, un autre homme a suivi son exemple à Chicoutimi, mais Kevin Tremblay a pu être contrôlé par les policiers. Son enquête pour remise en liberté est en cours. Des organismes comme Le Maillon ont dénoncé le manque de soutien.

La famille plaide être comme toutes les autres, «avec ses hauts et ses bas», et que personne «n'est à l'abri des ravages de la drogue et de la vie». Ils assurent qu'ils l'aimeront toujours et que ce n'était pas leur Simon qui agissait lors du drame, mais «le reflet de ses démons».

Le texte a été partagé plus de 120 fois sur Facebook, avec plusieurs commentaires tels «Les gens de Lac-Kénogami ne l'oublieront jamais».

L'amie de la famille, qui a aidé à écrire la lettre, a indiqué que les proches de Simon Simard «passent par-dessus graduellement», mais qu'ils ne sont pas prêts à s'adresser directement aux médias pour l'instant. «Le plus dur pour eux, c'est les images du moment où il se fait tirer qui repassent. J'aimerais qu'ils puissent rouvrir un journal un jour sans avoir peur de revoir leur fils sur ce balcon.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer