Monsieur Z enfin démasqué

Monsieur Z a finalement été identifié. Il s'agit de Michaël-Wallace... (Archives Le Quotidien)

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Monsieur Z a finalement été identifié. Il s'agit de Michaël-Wallace Corey-Richard, un homme de 28 ans originaire de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Une fois démasqué, l'individu, qui ne s'exprime qu'en anglais, a retrouvé la parole et a collaboré avec les autorités carcérales.

Amené devant le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, Corey-Richard a plaidé coupable à des accusations de voies de fait sur des policiers et d'entrave à leur travail.

Incapable d'identifier cet inconnu de la justice québécoise depuis 48 heures, le juge Simard avait autorisé la prise des empreintes digitales et avait demandé qu'une recherche soit effectuée dans les fichiers des policiers du Québec.

La première tentative a échoué. Les responsables se sont alors tournés vers le fichier de la Gendarmerie Royale du Canada et ils ont découvert son identité.

L'individu, représenté par Me Olivier Théorêt, avait obtenu un sursis de sentence en 2014 pour un assaut sur les policiers en Colombie-Britannique. L'année suivante, il a été condamné à 14 jours de prison pour des voies de fait sur les agents de la paix. Et un mandat d'arrestation avait été lancé dans la province de l'Alberta depuis août 2015.

Au plan régional, l'ex-monsieur Z a été arrêté mercredi matin. Les employés d'un dépanneur avaient communiqué avec les policiers pour leur signaler la présence de ce personnage étrange couché dans le gazon.

Les agents de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) lui avaient ordonné de quitter les lieux, qu'il ne pouvait rester là. Michaël-Wallace Corey-Richard s'est dirigé vers le banc de la piste cyclable. Là encore, les policiers ont dû lui demander de quitter, ce qu'il a refusé.

Il a résisté à son arrestation et a donné des coups de pied aux agents.

« Je dormais sur le sol, je ne faisais rien de mal. Lorsque les policiers sont intervenus, je n'ai rien compris de ce qu'ils avaient à me dire ou à me reprocher. Tout est allé trop vite pour moi », a expliqué l'accusé dans la langue de Shakespeare.

Celui-ci a renoncé à la présence d'un interprète. Il voulait plaider coupable et était prêt à écouter le juge et les avocats, Me Michaël Bourget, pour la Couronne, et Me Théorêt, en défense, lui expliquer les choses dans leur anglais.

« Je veux plaider coupable et je veux retourner chez moi. Je n'ai jamais voulu faire de mal. Je voulais me rendre, mais il y a eu de la confusion », a-t-il ajouté.

« Monsieur le juge, je demande votre indulgence. Moi je me consacre à Dieu. Chaque partie de mon corps est pour le seigneur. Je suis un bon Chrétien », a-t-il repris.

Le sans-abri se trouve sur le territoire du Québec depuis environ un mois. Il aura passé trois jours en prison avant d'enregistrer son plaidoyer de culpabilité.

« En raison des antécédents, je crois qu'il faut penser à une gradation de la sentence et c'est la raison pour laquelle je demande une peine de 20 jours (moins trois jours de détention préventive) », a suggéré Me Bourget.

Du côté de la défense, Me Théorêt a dit que l'accusé espérait que les trois journées de prison étaient suffisantes.

Le juge Simard a laissé voir que les gestes posés par l'accusé étaient tout de même sérieux.

« J'ai vu que vous aviez fait référence à la religion, mais moi, je ne suis qu'un juge et je suis ici pour rendre une sentence. Je ne peux accepter ce genre de comportement, soit la résistance au travail des policiers et aux assauts sur ceux-ci. »

« Je vous condamne à 15 jours de prison (moins la détention préventive) et vous serez soumis à une probation de 12 mois », a conclu le juge Simard.

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