Homme abattu: deux enquêteurs s'ajoutent à l'équipe

Le Bureau des enquêtes indépendantes a poursuivi ce... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le Bureau des enquêtes indépendantes a poursuivi ce qui est sa première enquête, dimanche, sur la rue Saint-Germain à Jonquière.

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Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a poursuivi, dimanche, son enquête sur la mort de Simon Simard, abattu par les policiers de la Sûreté du Québec, samedi, après les avoir tenus en haleine pendant 16 heures.

Au départ, huit enquêteurs ont été dépêchés sur la rue Saint-Germain, à Jonquière. Toutefois, au courant de la journée de dimanche, deux autres se sont ajoutés.

Selon le BEI, les enquêteurs sont à l'étape de rencontrer des témoins.

Le périmètre de sécurité a été conservé la majeure partie de la journée, afin que les enquêteurs puissent faire leur travail. Toutefois, les résidants ont pu réintégrer leur maison en début de soirée.

Il s'agit de la première enquête du BEI, qui est entré en activité vers la fin juin. L'organisme a été créé par souci de transparence, afin de s'assurer que les corps policiers ne s'enquêtent pas entre eux. Le Bureau des enquêtes indépendantes intervient lorsqu'un citoyen est blessé gravement, atteint par balle ou tué lors d'une intervention policière. Il agit à la demande du ministère de la Sécurité publique.

«Un bon petit gars»

Me Julien Boulianne, qui avait représenté Simon Simard par le passé, a publié un message sur sa page Facebook concernant l'événement de cette fin de semaine.

«Le forcené abattu hier [samedi] par les policiers, je le connaissais bien. Et oui, malgré les événements et malgré ce que plusieurs en pensent, c'était un bon petit gars. Mais pris avec un gros problème de consommation. Et la drogue transforme n'importe qui en n'importe quoi. Ce n'est pas la police qui l'a tué hier, c'est la drogue. Triste réalité!», a écrit l'avocat.

Toutefois, Me Boulianne n'a pas voulu commenter davantage le dossier, expliquant qu'il était soumis au secret professionnel, étant donné que Simon Simard était l'un de ses clients.

Simon Simard, âgé de 27 ans, s'est barricadé chez lui vendredi soir, après avoir commis un vol dans une pharmacie de la rue Saint-Hubert. Il avait en sa possession une bonbonne de propane, qu'il menaçait d'utiliser comme une bombe. Les policiers de la Sûreté du Québec ont dû défoncer la porte de son logement avec un bélier mécanique, samedi, afin de le faire sortir. Le jeune homme s'est présenté sur son balcon avec la bonbonne, et les policiers ont fait feu à deux reprises.

Il a succombé à ses blessures en soirée.

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