Coupable de leurre informatique

Six ans pour Martin Bourque

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Martin Bourque s'est montré en accord avec la peine de six ans de pénitencier et les 10 années comme délinquant à contrôler.

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L'ex-militaire Martin Bourque écope finalement de six années de pénitencier et est déclaré délinquant à contrôler pour une période de 10 années.

Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a entériné, après une réflexion de 48 heures, la suggestion commune de Me Nicole Ouellet (Couronne) et de Me Sophie Bergeron (défense).

Bourque, 37 ans, a plaidé coupable en janvier 2016 à plusieurs accusations de leurre informatique auprès de 13 victimes âgées de 14 à 16 ans.

Par l'entremise de Facebook, il s'est fait passer pour un mannequin international et cherchait des jeunes filles qui auraient voulu suivre ses traces. Bourque demandait des photos osées et en bikini des adolescentes et leur disait qu'elles devaient avoir des relations sexuelles avec le gérant, Martin Bourque, pour accéder à cette carrière planétaire.

« Je considère la suggestion de six années de pénitencier raisonnable. Je tiens compte du plaidoyer de culpabilité, de votre coopération, du fait d'éviter un procès aux victimes et de votre volonté à vouloir vous en sortir en acceptant d'être déclaré délinquant à contrôler », a indiqué le juge.

« Il y aussi des facteurs aggravants comme l'âge et le nombre des victimes, la courte période de temps à laquelle vous avez agi, la rapidité de la récidive, les manquements aux ordonnances et la planification », d'ajouter le magistrat.

Quant à l'aspect du délinquant à contrôler, le président de la salle d'audience se range là aussi derrière la suggestion des procureurs et des conclusions du psychiatre Benoît Dassylva.

« Le docteur laisse voir que si l'on travaille sur vos problèmes de solitude et de votre faible estime de vous, que l'on peut peut-être arriver à des résultats. De plus, vous répondez aux trois critères de délinquant à contrôler, soit une peine d'au moins deux ans, du risque de récidive présent et de la possibilité de maîtriser votre problématique », a mentionné le juge Hudon.

Ce dernier s'est adressé directement à l'accusé à la fin de sa décision.

« Vous avez convaincu tout le monde, le psychiatre, votre avocate, celle de la Couronne et moi-même que vous aviez besoin d'aide. Je ne pense pas que ce fut un «fake», un leurre de votre part et c'est probablement cette volonté qui fait que vous n'avez pas à être déclaré comme délinquant dangereux », de dire le juge Hudon.

Bourque a déjà purgé l'équivalent de 19,5 mois de détention. Il en reste donc 51,5 mois à faire. À sa libération, il sera sous surveillance judiciaire durant une période 10 années, où les conditions seront resserrées et sévères.

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