Yves Martin a voulu éviter le véhicule des victimes, selon un témoin

Bernard Bouchard demeure en face du lieu de... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Bernard Bouchard demeure en face du lieu de l'accident mortel du rang Saint-Paul et affirme que Yves Martin était dans la bonne voie.

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Bernard Bouchard dit avoir tout vu. Il se tenait debout devant sa fenêtre lorsque la collision mortelle du rang Saint-Paul, à Laterrière, qui a causé la mort de trois personnes, est survenue le soir du 1er août 2015. Il prétend qu'Yves Martin était dans la bonne voie et qu'il a tout fait pour éviter le véhicule des trois victimes.

Malgré tout, cela n'a pas empêché le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, de citer l'accusé à procès sous les chefs d'accusation de conduite dangereuse, de négligence criminelle et de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort de Mathieu Perron, Vanessa Viger-Tremblay et leur garçon Patrick.

« Juste avant que ça ne se produise, j'étais à mon ordinateur. Mais après un certain temps, j'ai eu besoin de me lever. Je me tenais debout devant ma grande fenêtre lorsque j'ai aperçu une camionnette rouge donner un coup de roue comme pour se diriger vers le champ. Je me demandais ce qui se passait. C'est là que j'ai vu la voiture bleue arriver dans le mauvais sens de la route. Le gars de la camionnette a voulu l'éviter », de dire Bernard Bouchard.

« La camionnette était définitivement, positivement et affirmativement dans sa voie, alors que le véhicule bleu était définitivement à cheval sur la ligne du milieu », a raconté ce témoin.

Il restera éventuellement à juger de la crédibilité du témoin. Si sa version du 30 juin 2016 tend à démontrer que Yves Martin était dans la bonne voie, qu'il a donné un coup de volant pour éviter la collision et qu'il n'était pas en état d'ébriété, elle diffère tout de même de celles qu'il a données aux médias et aux policiers au lendemain de l'accident mortel.

« Je suis ici pour dire la vraie vérité. Je n'ai pas tout dit aux enquêteurs, car ils voulaient condamner Yves Martin dès le départ. De leur dire ce que j'avais vu, on m'aurait traité d'imbécile, de menteur, de fabulateur. Quant aux médias, plus tu en mets et plus ils en veulent. J'en ai mis plus comme ils le voulaient », a résumé l'homme de 72 ans.

À la suite de cette réponse, Me Michaël Bourget, de la Couronne, a fait savoir qu'il n'avait plus de question.

Le témoin de la défense n'en revenait pas de lire et d'entendre tout ce qui se disait à l'encontre d'Yves Martin.

« Les gens le noircissaient, ils le descendaient, de le traiter de saoulons. Moi je voulais raconter la vérité tout simplement. Et je peux vous dire que je n'ai pas eu de promesse d'un avantage ou quoi que ce soit pour venir dire la vérité », a poursuivi Bernard Bouchard.

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