Un prof accusé de voies de fait

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Le système a été assez malmené par des compressions à répétition et il est grand temps de redresser la barre, dit Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

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Un enseignant d'une école primaire de Chicoutimi devra répondre de six chefs d'accusation de voies de fait sur autant de jeunes élèves.

La plainte a été officiellement envoyée au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) la semaine dernière et le procureur de la Couronne a officiellement déposé les accusations. Le dossier se trouvera au tribunal le 16 août 2016.

Selon les informations obtenues par Le Quotidien, l'homme de 45 ans, dont nous ne dévoilons pas le nom avant sa comparution officielle au tribunal, est actuellement suspendu avec solde par la direction de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, le temps que le dossier soit réglé.

Le bureau des enquêtes de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) a entrepris son enquête en février dernier à la suite de plaintes en provenance d'élèves.

L'enseignant, qui n'a aucune note à son dossier en quelque 20 années de carrière, aurait donné de petites tapes sur diverses parties du corps des enfants. Il n'a pas battu les enfants et il n'a posé aucun geste à caractère sexuel.

Malgré tout, des enfants n'auraient pas apprécié cette façon de faire. Ils ont senti que leur intégrité physique était touchée par ces gestes non désirés, ce qui aurait amené le DPCP à déposer des accusations de voies de fait contre l'enseignant.

« Nous allons accompagner notre membre dans cette histoire. Nous allons le supporter au niveau judiciaire et nous allons nous assurer que ses droits seront respectés », mentionne Aline Beaudoin, présidente du Syndicat de l'enseignement du Saguenay. 

« Ce qui nous inquiète, c'est le fait qu'un enseignant ne peut plus toucher à un enfant de quelque manière que ce soit. Par contre, il arrive que des enfants touchent eux-mêmes au professeur. Ça devient délicat et encore plus pour un homme », ajoute Mme Beaudoin.

Celle-ci estime que le dossier est rendu beaucoup trop loin. Elle croit qu'il y a un dérapage et que l'histoire aurait pu se régler autrement, soit par un avertissement, une note au dossier de l'enseignant ou encore une suspension.

« Mais je ne vois pas l'intérêt que ce dossier se retrouve devant le tribunal », dit-elle.

À la CS des Rives-du-Saguenay, la responsable des communications, Hélène Aubin, confirme les informations, mais ne peut dévoiler les détails étant donné que le dossier se trouve en justice.

« Dès que nous avons été avisés de la situation, l'enseignant a été affecté à domicile avec solde. Nous avons pris la situation très au sérieux et nous avons laissé les enquêteurs faire leur travail », mentionne Mme Aubin.

« Nous appliquons les procédures normales dans ce genre de situation. Nous pourrions aller jusqu'à une suspension sans solde jusqu'à la fin des procédures judiciaires. Nous allons analyser la situation afin de voir si les accusations portent un préjudice sérieux à la Commission scolaire. »

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