Le déviant sexuel Éric Fortin brise ses conditions

Éric Fortin... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Éric Fortin

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le déviant sexuel Éric Fortin devait passer les deux prochaines années à la maison Ressac afin de régler ses problèmes. Moins de deux mois après y être entré, il en est ressorti avec les menottes aux poignets après avoir enfreint ses conditions de remise en liberté.

Le Chicoutimien a fait une rechute en lien avec sa consommation de stupéfiants. Le tribunal doit maintenant s'interroger sur l'endroit où il ira, car il ne peut être en liberté totale.

L'individu de 44 ans a effectué un bref passage, mardi, au Palais de justice de Chicoutimi. Il fait face à cinq accusations de bris de probation.

Le client de Me Olivier Théorêt a été condamné en décembre dernier à 17 mois d'emprisonnement pour menaces et bris de probation et de promesses. Comme il avait effectué 11 mois en détention préventive, il ne lui restait que six mois moins un jour à faire à l'ombre.

À sa sortie de prison, le 13 avril, il a été amené à la maison Ressac. Sous ordre du tribunal, il devait y demeurer durant deux années. C'est là qu'il devait poursuivre son traitement d'hormonothérapie afin de régler son problème de déviance sexuelle.

« Il faudrait que M. Fortin soit envoyé à l'Institut Louis-Philippe Pinel (Montréal) afin d'être évalué. Il faut savoir ce que l'on doit faire avec lui. Car lorsqu'il consomme des stupéfiants, il retombe dans ses lubies de rédiger des lettres où il veut s'en prendre à des femmes », mentionne Me Théorêt.

Éric Fortin a rédigé des lettres très directes à certaines femmes. Il rêvait de les séquestrer, de les agresser sexuellement et de leur enlever la vie. Mais il n'est jamais passé à l'acte et ne s'est même pas approché de ses éventuelles victimes.

« Nous allons demander à son psychiatre Benoit Croteau d'analyser la situation et de voir la possibilité que mon client soit évalué à Pinel », indique le criminaliste.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer