Quatre ans de pénitencier pour le magicien aux mains longues

Jean-Guy Girard, le magicien d'Alma, a été condamné... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Jean-Guy Girard, le magicien d'Alma, a été condamné à quatre années de prison pour de nombreux attouchements sexuels commis sur des jeunes filles de Saguenay et d'Alma

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Le magicien almatois Jean-Guy Girard écope d'une sentence de quatre années de pénitencier pour avoir commis des attouchements sexuels sur quatre victimes à Saguenay et une autre à Alma.

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune présentée par Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne et Me Luc Tourangeau, de la défense.

Girard, qui est sans antécédent judiciaire, a sévi du début des années 80 jusqu'aux années 2000. Il a profité de diverses occasions pour abuser de ses victimes en leur touchant les fesses, les seins, le clitoris et la vulve. Il l'a fait par-dessus et sous les vêtements.

Parmi les victimes, trois ont été abusées de façon très régulière sur des périodes variant de six mois à quatre ans.

Les jeunes filles étaient âgées de 6 à 14 ans.

« Il est responsable totalement et entièrement des gestes posés. Et les conséquences ont été importantes pour les victimes », a mentionné Me Lebel.

Girard, qui est âgé de 63 ans, profitait de ses talents de magicien pour sévir. Il faisait apparaître des pièces de monnaie par les petites culottes des fillettes.

« Les gestes posés sont inexcusables. Par contre mon client a admis ses torts, regrette ce qu'il a fait. Il a plaidé coupable et a ainsi évité aux victimes de témoigner et avoir à revivre ces événements », a indiqué Me Tourangeau.

Dans les déclarations, les victimes ont dit avoir peur, s'être sentie emprisonnée physiquement, ont vécu du stress, un sentiment de culpabilité et la perte de l'estime de soi.

Certaines ont fait des tentatives de suicide, estiment avoir perdu une partie de leur vie et ont éprouvé de la difficulté dans leurs rapports sexuels.

Du côté des parents, ils ont surprotégé leurs enfants par la suite, ont noté des difficultés d'adaptation scolaire, tout en ayant une crainte et une perte de confiance envers les autres. Ils ont vécu un sentiment de trahison et avouent avoir vécu la situation comme un cauchemar.

Les conclusions du rapport présentenciel laissent voir que le risque de récidive est très faible.

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