La Cour d'appel prend la cause du policier André Simard en délibéré

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La Cour d'appel a pris en délibéré la demande de second procès ou d'acquittement présentée par l'ex-policier de Saguenay André Simard.

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La Cour d'appel a pris en délibéré la demande de second procès ou d'acquittement présentée par l'ex-policier de Saguenay André Simard, déclaré coupable d'agression sexuelle sur six plaignantes et de deux trafics de stupéfiants.

Le nouvel avocat de Simard, Me Dominic Bouchard, a d'entrée de jeu souligné que le dossier de son client en était un très particulier et ce, depuis le début. «On avait une cible, André Simard, et on a tout fait pour l'accuser et pour retrouver le plus de victimes possible», a plaidé Me Bouchard devant les trois juges.

Selon l'avocat de défense, le juge du procès Rosaire Larouche a commis plusieurs erreurs et a été plus sévère à l'endroit de son client en raison de son travail de policier.

Les infractions reprochées, des attouchements et des gestes de nature sexuelle, sont sans lien avec le travail d'André Simard, insiste son avocat.

Me Bouchard reproche au juge Larouche d'avoir refusé à la défense la possibilité d'interroger les plaignantes sur leur comportement postérieur à l'agression sexuelle. Des jeunes femmes se sont notamment retrouvées dans un spa, en présence de Simard, en train d'avoir des relations sexuelles avec une tierce personne.

Contre-interrogé durant trois jours par la Couronne lors de son procès, André Simard a expliqué chacun de ses comportements, prétend son avocat. «On peut trouver qu'il avait des comportements machos, cavaliers, prétentieux, mais lui, il se croyait légitimé d'embrasser, de toucher les fesses», dit Me Bouchard.

Du côté de la Couronne, Me Pierre Bienvenue a rappelé que si certains gestes de Simard avaient été acceptés par les plaignantes, elles avaient clairement mis leurs limites et exprimé des refus clairs à plusieurs occasions.

Contrairement à la majorité des dossiers d'agression sexuelle, où la parole de l'accusée est opposée à celle de la victime, la cause d'André Simard regorge d'éléments de corroboration, estime le ministère public. «Le juge Larouche a tenu compte de ces éléments de corroboration des témoins dans son jugement», note Me Mélanie Ducharme.

André Simard a été condamné à une peine de détention ferme de deux ans moins un jour.

Plus de détails à venir.

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