Lourdes conséquences pour une éducatrice

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Nicole Tremblay, cette responsable d'un service de garde de Chicoutimi accusée de menaces envers des enfants, a bénéficié d'une suspension conditionnelle de son dossier criminel. Elle s'est engagée à garder la paix pour une période de 12 mois.

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Me Dominic Bouchard

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Si elle s'en tire bien au plan criminel, l'histoire n'est pas aussi rose au plan personnel. La dame a tout perdu. La femme de 53 ans s'est rendue chez le syndic, lundi après-midi, pour déposer son bilan et déclarer faillite.

Une série de circonstances a fait en sorte que le 21 septembre 2015, celle qui a mené une carrière de 21 années en service de garde, sans jamais avoir une seule plainte, a pris les nerfs et a tenu des propos inappropriés envers les enfants de sa garderie.

Les commentaires ont été enregistrés sur la boîte vocale d'une employée d'une institution financière.

Craignant pour la sécurité des bambins, l'employée a communiqué avec les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS). Ceux-ci ont contacté la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et le bureau de coordination des services de garde pour une intervention rapide.

«Dans la journée même, la garderie a été fermée et ma cliente a ensuite été accusée de menaces sur des enfants. Si elle a tenu des propos inappropriés, c'est que les enfants étaient turbulents au moment où elle tentait de se sortir la tête de l'eau au point de vue financier», raconte son avocat, Me Dominic Bouchard.

«L'année 2015 n'a pas été facile pour ma cliente. On lui a diagnostiqué un cancer du sein et elle s'est séparée. Elle s'est retrouvée sans ressource financière de son ex-conjoint. Elle a vécu une période difficile financièrement et elle a voulu arranger le tout avec l'institution financière. C'est lors de cette conversation que les propos ont été tenus», ajoute-t-il.

Me Bouchard ne cache pas que sa cliente a tout perdu. Il croit qu'il n'y aurait pas dû y avoir d'accusations portées contre elle.

«Il n'y avait aucune preuve de l'intention de faire craindre pour la sécurité des enfants. Il aura fallu l'arrivée d'une procureure d'expérience, Me Nicole Ouellet, pour revoir le dossier et mettre fin au calvaire de cette dame», a indiqué le criminaliste.

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