36 mois pour avoir voulu se venger

Dany Brisson... (Photo tirée de Facebook)

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Dany Brisson écope d'une peine globale de 36 mois de pénitencier pour s'être notamment introduit dans une résidence privée et y avoir bousculé l'occupante. L'individu de 38 ans voulait s'en prendre à Allen Tremblay, celui qui aurait fourni une dose mortelle de stupéfiants à son frère, Frédéric.

Mardi matin, le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a rendu sa décision. La sentence s'est rapprochée davantage de la suggestion de Me Sébastien Vallée, de la Couronne, qui réclamait 48 mois de détention, que de celle de l'avocat de la défense, Me Olivier Théorêt. Celui-ci avait plutôt proposé une peine de dis-huit mois.

Mais le magistrat a surtout retenu l'importance des actes criminels de Brisson, un individu de 38 ans de Chicoutimi. Il a plaidé coupable en mars dernier à une introduction par effraction, à 13 bris d'engagements, à de la possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic, d'une conduite dangereuse et de s'être sauvé de la police.

Premières frasques

Les premières frasques de Brisson remontent au 14 février 2014, quelque temps après la mort par surdose de son frère Frédéric. L'accusé se présente à la résidence d'Allen Tremblay (il est lui aussi décédé en décembre 2015 d'une surdose) qui aurait fourni la drogue mortelle à son frangin.

Il est entré dans le logement armé d'une masse. Il a poussé au sol la dame qui s'y trouvait et lui a mis le pied à la gorge. Comme celui qu'il cherchait ne s'y trouvait pas, Brisson est reparti bredouille non sans fracasser le téléviseur.

Un peu plus tard, il a été intercepté par des policiers, dans la foulée de l'opération Macaque, alors qu'il transportait de la drogue pour des revendeurs.

Dany Brisson avait alors en sa possession six kilogrammes de cannabis, de la poudre blanche, de la cocaïne et de la méthamphétamine.

Conduite dangereuse

En février dernier, le client de Me Théorêt a conduit un véhicule automobile de façon dangereuse, en plus de s'être sauvé des policiers.

Il a roulé à plus de 100 kilomètres à l'heure sur le boulevard Saint-Paul.

«Les gestes commis sont graves et ils méritent une forte peine. Vous avez montré peu de respect envers les engagements pris devant le tribunal. Je peux compatir pour la perte de votre frère, mais votre façon de faire n'était pas la bonne. En plus, les deux rapports présentenciels ont été négatifs et les conclusions ne peuvent écarter les risques de récidive», a mentionné le juge.

«La peine doit véhiculer un message clair, que même si des gens ont des choses à se reprocher, ils doivent pouvoir se sentir en sécurité chez eux», a ajouté le juge Guimond, en référence à l'introduction par effraction.

Une thérapie «pour rien»

Dany Brisson a souvent porté ses mains au visage et ne pouvait croire qu'il passera encore plus de 30 mois derrière les barreaux. Dans la peine de 36 mois, le juge a tenu compte des 159 jours de détention préventive.

Il ne semblait pas comprendre ce qui se passait. Il a même laissé échapper un commentaire avant de reprendre le chemin des cellules.

«Trente mois, c'est ce que la Couronne m'avait offert avant que je fasse ma thérapie. Ça veut dire que je l'ai faite pour rien», a indiqué Dany Brisson après le prononcé de sa sentence.

Celui-ci a semblé oublier qu'il avait commis de nouvelles infractions après avoir reçu l'offre de la Couronne et que la base des discussions ne semblait plus la même.

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