Benjamin Goulet plaide coupable

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Benjamin Goulet, qui a les cheveux plus courts présentement, attend la sentence que lui réserve le juge Paul Guimond.

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Benjamin Goulet, 20 ans, a plaidé coupable à deux introductions par effraction, d'avoir voulu incendier deux résidences privées du 35 et du 70 rue Williams, à Chicoutimi, en sachant que des gens s'y trouvaient. Et il a voulu mettre le feu à une voiture durant la nuit du 2 au 3 novembre dernier.

Le Chicoutimien pourrait prolonger son séjour derrière les barreaux de plusieurs mois. En attendant la décision du juge Paul Guimond, de la Cour du Québec (le 27 juin), l'individu demeure derrière les barreaux.

Heureusement, Goulet n'a pas été en mesure d'allumer les incendies étant donné qu'il n'avait ni allumette ni briquet avec lui et qu'il n'en a pas trouvé dans les maisons visitées.

Me Sabrina Tremblay, de la Couronne, demande une sentence de 36 mois, alors que Me Olivier Théorêt, en défense, croit qu'une peine de six mois moins un jour et moins le temps préventif de 131 jours serait suffisante.

Au moment des représentations sur sentence, Me Tremblay a rappelé que Goulet se trouvait avec des amis le soir des événements. Il avait consommé quelques bières et était sorti pour inhaler de l'essence. Il a même volé des bidons d'essence.

Il s'est rendu au 35 rue Williams et est entré par effraction pour voler des biscuits, du ketchup et des souliers. Il a ensuite aspergé la résidence d'essence.

Goulet s'est ensuite dirigé vers le 70 rue Williams. Là aussi, il est entré par effraction et y a cherché des allumettes ou un briquet. Il est sorti bredouille de la résidence, mais a tout de même répandu de l'essence autour de la maison et sur une voiture.

« Ce n'est pas grâce à lui si aucun incendie n'a été allumé. C'est plutôt l'occupant d'une résidence qui a entendu du bruit dans la maison qui a communiqué avec les policiers. Il a été arrêté avant de passer à l'acte », a résumé Me Tremblay.

« Ce qui est aggravant, c'est qu'il a commis ses actes en sachant qu'il y avait des gens dans les maisons », a raconté la procureure de la Couronne.

Le juge Guimond a interrompu les représentations sur sentence étant donné que l'accusé éprouvait de la difficulté à entendre le récit de ses actes. Quelques minutes ont suffi pour qu'il puisse reprendre ses esprits.

En défense, Me Théorêt ne cache pas que les crimes sont importants, mais il estime que son client était totalement désorganisé le soir des événements. Il s'était même aspergé d'essence avant l'arrivée des forces policières.

Goulet a aussi ajouté deux bris d'engagement après avoir été expulsé d'une maison de thérapie pour avoir fabriqué et consommé de l'alcool, ce qui lui était interdit.

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