Pierre Blackburn risque la prison

Deux ans moins un jour ou une peine à purger dans la société. Voici les... (Archives Le Quotidien)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Deux ans moins un jour ou une peine à purger dans la société. Voici les suggestions respectives du procureur de la Couronne et l'avocat de la défense lors des représentations sur sentence, mercredi, dans le dossier de Pierre Blackburn, de Petit-Saguenay.

Le 16 septembre 2014, cet homme de 55 ans avait délibérément foncé avec sa camionnette dans la clinique médicale de L'Anse-Saint-Jean, bâtiment qui abrite également la pharmacie.

En novembre dernier, l'individu, représenté par Me Jean-Claude Ouellet, avait plaidé coupable à deux accusations de méfait et conduite dangereuse à la suite de cet événement.

L'homme malade souffrant de fortes douleurs physiques chroniques depuis plusieurs années était soumis à la prise de méthadone sous ordonnance de son médecin. Il s'agit d'un dérivé d'opiacé susceptible de développer une dépendance.

Refus

Lors de sa plaidoirie, Me Jean-Sébastien Lebel, pour la Couronne, a tenté de démontrer au juge Jean Hudon que Blackburn avait été victime de son incapacité à se faire répondre par la négative à la suite du refus de la pharmacie de lui administrer un traitement auquel il n'avait pas droit au plan médical.

Me Lebel a mis en lumière des faits étalés pendant le procès voulant que dans les semaines précédant les événements, il se faisait harcelant et insistant auprès du personnel de la pharmacie. « Est-ce que M. Blackburn a développé une dépendance ou est-ce qu'il n'admet pas sa tendance à la frustration et à réagir avec violence de ne pas avoir reçu une dose », s'est interrogé Me Lebel.

Se basant sur une jurisprudence, Me Lebel a fait valoir les dommages matériels de 25 000 $ subis à l'immeuble, les séquelles psychologiques présentes chez le personnel de la pharmacie, le manque de remords de Blackburn ainsi que son refus de se prêter à une thérapie par les services correctionnels pour demander que le geste ne demeure pas impuni et que M. Blackburn soit au cachot pour deux années moins un jour.

Perte de contrôle

Du côté de la défense, Me Jean-Claude Ouellet s'est basé sur des rapports présententiels médicaux et du Centre de réadaptation aux dépendances de Jonquière pour tenter de démontrer que le processus judiciaire en cours avait convaincu son client de modifier son comportement, d'autant plus que l'un de ses neveux en prenait soin. Me Ouellet a mentionné que son client n'a pas développé de dépendance envers la méthadone. Selon lui, son client est arrivé trop rapidement dans la cour de la pharmacie et a perdu le contrôle, un argument auquel s'est objecté rapidement le juge Hudon, la preuve ayant démontré qu'il s'agit d'un geste délibéré auquel M. Blackburn s'est reconnu coupable.

Me Ouellet a soumis une dizaine d'arguments afin que le juge ne retire pas le permis de conduire de son client, dont l'absence de transport en commun au Bas-Saguenay, l'obligation pour lui de se procurer ses médicaments à La Baie, la visite de sa fille âgée de douze ans et sa bonne collaboration depuis septembre 2014.

La sentence sera rendue le 17 juin prochain.

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