Paquet saura jeudi s'il retrouvera sa liberté

Gino Paquet est accusé d'avoir créé de la... (Archives Le Quotidien, Louis Potvin)

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Gino Paquet est accusé d'avoir créé de la méthamphétamine dans un laboratoire artisanal aménagé dans sa résidence de Dolbeau-Mistassini.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le fabricant et trafiquant de méthamphétamines de Dolbeau-Mistassini, Gino Paquet, saura jeudi s'il peut retrouver sa liberté pour suivre une thérapie. Le juge Richard P. Daoust s'est donné deux jours pour y réfléchir à l'issue de l'enquête sur remise en liberté qui se tenait mardi au Palais de justice de Roberval.

L'histoire de Gino Paquet n'est pas banale. Il est le premier individu arrêté au Saguenay-Lac-Saint-Jean avec, en sa possession, une presse pour former des comprimés de méthamphétamines. De plus, lors de la rafle, les policiers ont saisi près de 12 000 comprimés de méthamphétamines, des produits chimiques comme du phosphore rouge, du permanganate de potassium et 38 kilos d'agent de remplissage. Selon l'enquêteur qui a témoigné, il y avait de la matière pour fabriquer au moins 5000 comprimés supplémentaires.

Sur les comprimés retrouvés, il y avait embossé soit une tête de chien, le logo de Ferrari ou celui de Superman. Des comprimés dans d'autres perquisitions à Dolbeau-Mistassini avaient les mêmes «images». La valeur marchande est évaluée à 12 000$.

Les policiers ont découvert le laboratoire dans une pièce non apparente aménagée dans la salle de lavage.

Des textos incriminants ont aussi été déposés en preuve. Des armes prohibées, comme un pistolet «teaser» et un bâton télescopique, ont aussi été retrouvées.

Breaking Bad

Son avocat, Me Dominic Bouchard, a voulu relativiser l'importance de la saisie. «Il ne faut pas se laisser impressionner par le fait que c'est la première presse trouvée dans la région et par le nombre de comprimés saisis. On n'a pas affaire ici à un laboratoire sophistiqué comme dans la populaire émission Breaking Bad. Il n'y avait pas d'alambic ni d'élément qui démontre que la drogue était cuisinée sur place», a-t-il souligné au juge.

Il estime que son client veut sincèrement s'en sortir et qu'il mérite d'être relâché pour suivre une thérapie de 12 semaines. «Ce ne sera pas une partie de plaisir. Il va se faire brasser», a-t-il témoigné.

La procureure de la Couronne, Me Amélie Savard, s'est montrée très sceptique. «Ils sont nombreux, les prévenus, à se décider à se prendre en main quand ils ont les menottes au poing et se retrouvent en prison. Je suis cynique, je n'y crois pas. Ça fait 25 ans qu'il le sait qu'il a un problème de consommation. Il y a eu plein d'éléments déclencheurs pour qu'il se prenne en main et il ne l'a jamais fait», a-t-elle argumenté.

La mère et le beau-père de Paquet ont accepté de verser une caution de 5000$ et de s'assurer qu'il respecterait toutes ses conditions à l'issue de sa thérapie de 12 semaines.

Paquet risque une peine minimale de deux ans. Par contre, des crimes semblables reçoivent habituellement une sentence oscillant entre six et 16 ans.

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