Autogare: terrorisées par un homme armé

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Plusieurs citoyens ont suggéré d'améliorer la sécurité de l'autogare de Chicoutimi .

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Cinq jeunes femmes ont été poursuivies par un homme armé d'une barre de métal et dont le visage était dissimulé par un masque à gaz, dans la soirée de samedi, à l'autogare du centre-ville de Chicoutimi. Les amies ont rapidement fui les lieux lorsqu'elles ont aperçu l'étrange individu qui chantonnait.

« J'étais en train de transférer des choses dans mon coffre de voiture lorsqu'une de mes amies m'a dit d'embarquer le plus rapidement possible dans la voiture. J'ai vu l'homme s'avancer, mais il faisait noir. Je pensais qu'il se rendait à sa voiture. Mais on a vu qu'il tenait une barre de fer et il avait un masque. Je n'ai même pas fermé le coffre et je suis partie à toute vitesse. Je klaxonnais en même temps pour alerter les gens », raconte Laurence Maltais Tremblay, la conductrice du véhicule.

L'étrange individu n'a pas voulu en rester là. Il s'est mis à poursuivre la voiture en prenant des raccourcis. Il a même lancé une roche en direction de la fenêtre de la conductrice.

« Il s'est mis à courir vers nous. On descendait l'autogare en voiture, mais il a pris les escaliers. Il a réussi à nous rattraper en bas en tirant une roche. On a continué le chemin et appelé les policiers. Des gens avaient déjà alerté les autorités, car des témoins m'ont vu descendre en vitesse et en klaxonnant », détaille la jeune femme.

L'événement a été raconté par l'une de ses amies sur la page Facebook Spotted Chicoutimi. L'histoire a d'ailleurs choqué plusieurs internautes qui ne se sont pas gênés pour critiquer le manque de sécurité à cet endroit.

« On a voulu raconter ce qui s'est produit pour d'abord prévenir les gens qui utilisent l'autogare. On veut qu'ils soient plus alertes. Mais on aimerait aussi que la sécurité soit améliorée dans ce secteur. Par exemple, l'éclairage. S'il faisait moins sombre, j'aurais vu plus tôt l'individu et son déguisement. Heureusement, on n'a rien eu à part avoir peur », laisse tomber la jeune femme.

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Enquête ouverte à la Sécurité publique de Saguenay

La Sécurité publique de Saguenay (SPS) a ouvert une enquête pour identifier l'individu masqué et armé qui a donné toute une frousse à un groupe d'amies. Mais tout porte à croire que les jeunes femmes ont été victimes d'une plaisanterie plutôt que d'un psychopathe.

« Ça ressemble à une mauvaise plaisanterie. C'est ce qu'on croit et c'est ce qu'on espère évidemment. Ce cas est d'abord isolé. Il n'y a jamais eu de dossier semblable. Il y a des gens qui se trouvaient tout près, ils ont été identifiés. Il n'y a pas eu d'arrestation toutefois », précise le lieutenant responsable, Mathieu Perron.

Des individus ont été questionnés sur place par des patrouilleurs. Les policiers ont demandé aux gens d'ouvrir le coffre de leur voiture, pour vérifier si un masque et une barre de métal s'y cachaient. Les gens ont cependant refusé de laisser les agents fouiller leur véhicule. Ce qui est un droit lorsque les policiers n'ont pas suffisamment de motifs pour une fouille.

Même si les gens impliqués n'avaient pas l'intention de blesser physiquement les jeunes femmes, ils pourraient faire face à des accusations.

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La sécurité sera renforcée

Plaisanterie ou non, la sécurité à l'intérieur de l'autogare va s'améliorer. Conseiller municipal du secteur, Simon-Olivier Côté avait déjà entamé des démarches en ce sens, dont la réparation des caméras de sécurité à cet endroit.

«Elles ne fonctionnent pas depuis quelques années. Les gens du secteur me demandaient plus de sécurité. Donc je travaillais à les remettre en fonction. L'événement de samedi va peut-être accélérer les démarches, mais ça allait tout de même se faire», précise le conseiller municipal.

Ce dernier ne reçoit pas beaucoup de plaintes pour ce secteur. Mais il admet que des résidants lui ont suggéré d'améliorer les lieux.

«Des gens vont me dire que les lumières ne sont pas assez intenses. D'autres se font voler dans leur véhicule et veulent plus de surveillance. Mais ce n'est pas un fléau. Ce sont surtout les gens qui habitent le secteur qui demandent plus de surveillance», constate Simon-Olivier Côté.

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