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Incendie du logement de son copain: 12 mois de prison demandés

Le ministère public exige une peine minimum de 12 mois d'emprisonnement pour... (Archives Le Quotidien)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le ministère public exige une peine minimum de 12 mois d'emprisonnement pour Anne Vaillancourt, cette Jonquièroise qui a incendié le logement de son copain, en décembre 2014, alors que son propre fils se trouvait à l'intérieur. Fortement intoxiquée par l'alcool, la mère a aspergé d'essence la porte d'entrée de l'appartement de son amoureux. Deux autres personnes se trouvaient dans l'immeuble, mais l'incendie n'a fait aucun blessé. Des voisins, qui avaient aperçu une boule de feu, ont rapidement fait évacuer les lieux. L'incendie a causé des dommages évalués à près de 10 000$.

Anne Vaillancourt a plaidé coupable à une accusation... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 1.0

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Anne Vaillancourt a plaidé coupable à une accusation d'incendie criminel, à l'automne dernier. La mère de famille recevra sa sentence le 27 avril prochain.

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

«Le devoir de la société c'est de protéger les enfants. Le devoir d'une mère est encore plus grand. Elle doit protéger son propre enfant. Non seulement elle ne l'a pas fait, elle a fait l'inverse», a plaidé la représentante du ministère public, Me Audrey Allard.

Anne Vaillancourt ne mérite pas une peine de détention, selon son avocat Me Charles Cantin. Ce dernier a plutôt suggéré un sursis de sentence, accompagné de travaux communautaires et d'une probation.

La femme de 37 ans a d'ailleurs tenté de convaincre le juge Richard Daoust qu'une peine de prison allait priver un petit garçon de sa mère. Anne Vaillancourt n'a plus la garde de son fils de 7 ans depuis les événements. Il habite dans un foyer d'accueil, mais il voit sa mère toutes les semaines. Le père, qui n'est pas le conjoint visé par l'incendie, n'est plus dans la vie de l'enfant.

«Je suis le seul parent de mon garçon. Ça n'excuse pas le geste. Mais si je vais en prison, mon fils va en quelque sorte tomber orphelin», a mentionné la dame, qui a également exprimé des regrets.

En plus de faibles risques de récidive, l'absence d'antécédent et le suivi d'une thérapie ont été facteurs soulevés par Me Cantin, en faveur de sa cliente.

«C'est un cas où on peut éviter l'incarcération. Et au-delà de tous regrets, il faut regarder les gestes qui ont été commis et le chemin qui a été parcouru par la personne. À partir de cette preuve, je pense que le juge se doit de constater qu'il y a eu une progression de la part de madame», estime Me Cantin.

Anne Vaillancourt recevra sa sentence le 27 avril prochain, au palais de justice de Chicoutimi.

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