Goulet risque huit mois en société pour tentative de fraude

Mathieu Goulet et son avocat Me Luc Tourangeau.... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Mathieu Goulet et son avocat Me Luc Tourangeau.

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Louis Potvin
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Mathieu Goulet pourrait écoper d'une peine de huit mois d'emprisonnement en société ou d'une amende (don de charité) de 4000$ pour avoir tenté de frauder son ex-conjointe de 185 000$.

Ce sont les propositions faites par la Couronne et la défense devant la juge Sonia Rouleau, jeudi, au Palais de justice de Roberval. Cette dernière avait déclaré coupable, le 24 septembre, le pharmacien radié d'avoir contracter une fausse hypothèque légale sur un chalet dans le but de flouer son ex-conjointe lors des procédures de séparation.

Me Luc Tourangeau estime que son client n'est pas un délinquant et qu'il a agi de la sorte dans le contexte de la séparation exacerbé par une dispute avec son oncle concernant des entreprises. Me Tourengeau ajoute que son ex-conjointe n'a pas eu à verser cette somme. Le stratagème a été découvert à la Cour supérieure. Le geste, bien que grave, est moins incriminant. De plus, il s'agit d'un geste isolé, selon lui.

Il estime que Mathieu Goulet a subi sa vraie peine en étant traîné en cour et par le traitement médiatique que l'affaire a suscité. «Comme il vit dans un petit milieu, ç'a eu un très grand impact sur sa vie. Ça l'a affecté énormément et je suis persuadé que d'avoir été déclaré coupable va compliquer sa carrière professionnelle dans le futur», a-t-il mentionné.

D'ailleurs, Mathieu Goulet purge une sanction de cinq ans de radiation comme pharmacien. Un élément qu'a tenu à rappeler à la juge la procureure de la Couronne Julie Lajoie, qui croit que cet aspect et le fait qu'il ait plaidé coupable dans une autre histoire de fraude démontrent qu'il a une «moralité élastique».

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Me Julie Lajoie

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«Il a le portait fidèle de quelqu'un qui fraude. Il l'a fait en faisant de fausses prescriptions comme pharmaciens et en faisant de fausses factures à la Ville de Saint-Félicien. C'est l'appât du gain qui l'a mené à tenter de voler 185 000$ à la mère de son enfant. C'est de la cupidité, de la cupidité et de la cupidité», a-t-elle répété.

Elle a jouté que pendant son procès, il a nié les faits et n'a affiché aucun remords.

C'est pour cette raison qu'elle juge que huit mois d'emprisonnement dans la société, dont la moitié avec surveillance 24 h sur 24, agrémenté de 200 heures de travaux communautaires, est une peine juste dans les circonstances.

Son avocat, qui a porté le verdict de culpabilité en Cour d'appel, pense qu'un don de 4000$ représente une peine raisonnable dans les circonstances.

La juge Rouleau déterminera la peine le 24 mai.

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