Il se délectait du viol d'enfants

Mario Girard de Dolbeau-Mistassini pourrait écoper d'une peine... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Mario Girard de Dolbeau-Mistassini pourrait écoper d'une peine de prison de 6 mois pour avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Mario Girard, de Dolbeau-Mistassini, pourrait écoper d'une peine de prison de six mois pour avoir eu en sa possession des vidéos et des photos de pornographie juvénile mettant en scène des enfants de 3 à 12 ans.

C'est la sentence qu'a exigée la procureure de la Couronne, Julie Lajoie, qui considère les agissements de l'homme de 60 mois totalement répugnants. « Pendant trois ans, des vidéos d'agressions sexuelles sur des enfants étaient la stimulation sexuelle de cet homme. Il se délectait du viol d'enfants pour se masturber devant ces images. Il n'a jamais pensé qu'il s'agissait de victimes qui étaient filmées. Pour ces raisons, il faut dénoncer ces agissements et pour obtenir une dissuasion importante, il faut lui imposer une peine sévère. Ça prend un message clair », a clamé Me Lajoie.

Elle considère que le fait que l'homme était conducteur d'autobus à l'époque ajoute au caractère aggravant du crime. « C'est un métier où il faut être plus blanc que blanc. Les parents confient leurs enfants aux chauffeurs d'autobus et pensent qu'ils sont en sécurité », a-t-elle ajouté.

Regrets

L'avocat de Mario Girard, Me Francis Boucher, qui agissait en remplacement de Me Donald Dupéré, a fait témoigner l'homme ainsi que sa conjointe. Mario Girard a indiqué qu'il regrettait ces gestes et qu'il ne sait pas pour quelles raisons il s'est retrouvé à avoir en sa possession une centaine de vidéos et près de 600 photos de pornographie juvénile. « Je me suis trouvé imbécile et je veux corriger ça. Je vais suivre toutes les thérapies qu'il faut », a-t-il témoigné au juge Paul Guimond, mercredi, au Palais de justice de Roberval.

Sa conjointe, qui a ponctué son témoignage de sanglots, a indiqué qu'elle avait décidé de rester avec lui pour l'aider à se sortir de sa problématique. Elle a mentionné qu'il acceptait maintenant d'en parler.

« Comme monsieur Girard s'est bien comporté et qu'il a respecté ses conditions pendant deux ans et demi, qu'il n'a pas utilisé d'ordinateur et qu'il s'est repenti, je considère que la peine minimale de 90 jours d'emprisonnement et l'ajout de 140 heures de travaux communautaires seraient appropriés », a plaidé Me Boucher.

Mario Girard avait été arrêté en novembre 2013 lors d'une opération policière qui avait mené à l'arrestation de 28 cyberpédophiles. Jean-Sébastien Thibeault et Frank Gravel de Saguenay avaient aussi été accusés lors de cette rafle.

Le juge Paul Guimond a pris la cause en délibéré. Il rendra la sentence en juillet.

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