Transport des détenus: changements réclamés au Barreau régional

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En décembre, les prisonniers des anciennes prisons de Roberval et de Chicoutimi ont été transférés dans le nouveau centre de détention de Roberval.

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Les dirigeants du Barreau du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'ont pas l'intention, pour le moment, d'exiger la construction d'un bloc cellulaire à Saguenay, mais souhaitent par contre une modification dans le transport des prisonniers.

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La prison de Roberval

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Le bâtonnier régional, Me Benoît Amyot, a bien voulu répondre sur la nécessité d'avoir un bloc cellulaire à Chicoutimi, absence décriée par les avocats de la défense depuis la fermeture de la vieille prison de Chicoutimi en décembre dernier. 

À la suite de l'annonce de la construction d'un seul lieu d'incarcération sur le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, à Roberval, il n'existe plus aucun endroit à Saguenay pour garder les détenus.

À l'occasion d'une rencontre organisée par le barreau régional à Alma, à laquelle quelque 45 avocats de la Couronne et criminaliste ont assisté, les participants ont pu discuter de la mise en fonction de la nouvelle prison de Roberval et des relations entre les représentants du ministère public et les avocats de la défense (voir autre texte).

«Il a été question de la nouvelle prison de Roberval et de sa mise en fonction. Tout le monde a convenu qu'une période d'adaptation a été nécessaire au début, mais que les choses fonctionnent beaucoup mieux après quelques mois», mentionne Me Amyot, lors d'un entretien avec Le Quotidien.

«Il y a encore des points à améliorer, comme l'accès aux détenus pour la transmission de preuves et de documents, pour communiquer avec eux ou même les voir. Des pistes de solution seront analysées. Il ne faut pas oublier que nous sommes partis de deux petites prisons vers une beaucoup plus grande à laquelle il fallait jumeler des équipes différentes», reprend le bâtonnier.

Ceci amène Me Amyot à discuter de la demande des criminalistes de Saguenay de trouver une solution afin de faciliter les rencontres avec les clients, de permettre aux détenus de fins de semaine d'éviter d'avoir à se rendre à Roberval alors qu'ils sont privés de leur permis de conduire et afin de réduire les transports répétés entre Chicoutimi et Roberval.

Les criminalistes réclament un bloc cellulaire sur le territoire de Saguenay. Le bâtonnier régional n'a pas l'intention de faire de la politique avec ce dossier, surtout qu'une élection partielle se déroule présentement dans la circonscription de Chicoutimi.

«À ce jour, aucune demande n'a été faite par le Barreau pour la mise en place ou la construction d'un bloc cellulaire. L'accent n'est pas mis là-dessus.»

«Nous voulons analyser davantage la diminution des transports des détenus. Il faut regarder les alternatives possibles, comme la mise en place de la visioconférence pour la comparution des prévenus, pour ceux qui auraient à revenir au Palais de justice le lendemain en exemple. Il y aura certainement des discussions en ce sens», note Me Amyot.

Les avocats de la défense continuent de réclamer un local pour permettre aux accusés, dont le dossier est reporté au lendemain ou à quelques jours, de demeurer à Chicoutimi plutôt que de retourner vers Roberval.

Ils demandent aussi que les détenus purgeant une peine de façon discontinue puissent aussi le faire sur le territoire de Saguenay.

Relations difficiles entre avocats

Si des procureurs de la Couronne et des avocats de la défense admettent que les relations peuvent parfois être difficiles, ils semblent aussi convenir que ce n'est pas la majorité du temps et que ça ne concerne pas une majorité de plaideurs.

Lors de la rencontre des membres du Barreau du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le dossier des relations entre les deux parties dans les affaires criminelles a retenu l'attention.

Pour l'occasion, le Barreau avait invité Me Claudine Roy, procureure en chef adjointe du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et Me Mia Mannochio, présidente de l'Association des avocats de la défense du Québec, à répondre aux interrogations des participants.

Le bâtonnier régional, MeBenoît Amyot, admet que cet aspect a été longuement discuté, mais que les échanges ont été faits de manière respectueuse.

«Il y a effectivement eu plusieurs questions, commentaires et échanges entre les parties, mais tout a été fait de façon respectueuse. Les parties ont rappelé le rôle et les objectifs de chacun et de la réalité des choses dans le cadre du travail», indique Me Amyot.

«Nous avons pu remarquer que les gens sont campés sur leur position. On sait aussi que les criminalistes sont des gens passionnés et enflammés. Il est important de ne pas amener les dossiers sur un volet personnel. Les gens doivent éviter d'en faire des cas personnels, mais encore faut-il le réaliser», mentionne le bâtonnier.

Au terme de la rencontre, les membres du Barreau du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont pris la décision de tenir d'autres rencontres en groupe restreint afin de discuter de cette problématique et d'amener des solutions lorsque ça survient.

«Mais tout le monde s'accorde à dire que les petits froids qui peuvent exister ne sont pas le lot quotidien des rencontres entre les criminalistes et les procureurs de la Couronne. On me dit même qu'en général, les discussions sont cordiales et professionnelles», de conclure Me Amyot.

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