Elle regrette son coup de bouteille

Le juge Michel Boudreault... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le juge Michel Boudreault

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Même si elle ne se souvient pas des actes qu'elle a posés dans un bar, Alexandra Maltais regrette amèrement d'avoir frappé une inconnue avec une bouteille de bière. Elle s'en excuse et assure le tribunal qu'elle ne perdra plus la carte en raison de la boisson.

La jeune femme de 20 ans devait subir son enquête préliminaire mercredi matin. Elle a plutôt pris la décision de plaider coupable pour voies de fait, entrave au travail des policiers, menaces et voies de fait sur le personnel hospitalier pour un événement survenu le 6 août 2015 au Bistrot du Fjord de Chicoutimi. La cliente de Me Julien Boulianne a aussi plaidé coupable en lien avec des accusations de voies de fait causant des lésions, de menaces et de méfait survenues en janvier 2015 à Val-d'Or.

Les parties ont suggéré une sentence de 240 heures de travaux communautaires et une probation de 24 mois.

Le soir du 6 août dernier, Maltais se trouve dans le débit de boisson de Chicoutimi et consomme de l'alcool en bonne quantité. Visiblement intoxiquée, la jeune femme se retrouve sur la piste de danse et commence à se chicaner avec des filles se trouvant à proximité.

Les choses tournent au vinaigre. Alexandra Maltais prend une bouteille de bière et l'écrase dans le front de la victime, lui infligeant une bonne coupure. La femme tombe au sol et est dirigée vers l'hôpital de Chicoutimi. Elle en gardera une cicatrice.

Des témoins et des employés tentent alors de retenir l'accusée en attendant l'arrivée des policiers. La jeune femme, totalement désorganisée, se jette au sol et se frappe la tête sur le plancher, s'occasionnant ainsi des blessures au visage.

Mercredi, la femme a plaidé coupable selon ce qui lui a été raconté, car elle ne se souvient plus du tout de l'événement.

Val-d'Or

Pour les événements de Val-d'Or, une chicane entre colocataires a mené l'accusée à sortir un couteau à steak pour menacer les victimes, allant jusqu'à leur dire qu'elle connaissait des gens qui pourraient les enterrer.

Les spécialistes n'ont décelé aucun problème de consommation, mais précisent que l'accusée avait des problèmes lorsqu'elle consommait.

«Même si je ne me souviens pas de ce qui s'est passé, je sais que je vais regretter cette soirée toute ma vie. Je suis désolée et je m'excuse auprès des personnes à qui cela est arrivé. La victime mérite mes excuses, car je sais que j'ai mal agi», a-t-elle indiqué au juge.

«Les quelques jours que j'ai faits en prison m'ont fait peur. Ce fut traumatisant. Je ne veux rien savoir d'y retourner et je vais tout faire pour ne pas revenir ici», a mentionné Alexandra Maltais.

Le juge Michel Boudreault estime que l'accusée bénéficie d'une belle opportunité de se reprendre en main. «Vous êtes chanceuse que la victime soit d'accord avec la suggestion commune des deux parties. Sans cela, c'est la prison qui vous attendait», d'ajouter le magistrat, se disant impressionné par le témoignage de l'accusée.

«Dans la déclaration de la victime, celle-ci parle des séquelles, de ce qu'elle a vécu ce soir-là et du fait de devoir se regarder dans le miroir. Mais elle ne semble pas vous vouloir de mal», a poursuivi le juge.

Celle-ci n'aura pas d'interdiction de fréquenter les bars et de consommer de l'alcool. Alexandra Maltais dit avoir appris à boire de manière raisonnable.

Il lui sera toutefois interdit d'entrer en contact avec ses victimes.

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