Les poursuites abandonnées contre un conseiller de Lamarche

Après trois mois d'angoisse, le conseiller Jean-Luc Savinski... (Photo Le Quotidien, Laura Lévesque)

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Après trois mois d'angoisse, le conseiller Jean-Luc Savinski est soulagé.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Arrêté en décembre dernier pour menace envers un confrère du conseil municipal de Lamarche, le conseiller Jean-Luc Savinski ne sera finalement pas accusé.

Il devait comparaître cette semaine au Palais de justice d'Alma, mais le ministère public a décidé de ne pas porter d'accusation à l'issue de l'enquête policière. Un soulagement pour le conseiller qui a vécu trois mois d'angoisse.

En plus de voir son permis de port d'arme suspendu, il lui était interdit d'assister aux séances du conseil. Il ne pouvait pas non plus entrer dans le bâtiment municipal qui abrite d'autres services et commerces. Et si des élus se trouvaient au restaurant du village, il devait quitter les lieux.

« C'est tout un poids sur mes épaules qui vient de partir. Ça fait trois mois qu'on me traite comme un criminel. Ça m'a affecté. Mais ce qui me choc le plus, c'est que ma conjointe a aussi été affectée », lance le conseiller.

Ce dernier estime d'ailleurs que la plainte n'était qu'une autre des tactiques des élus et de la direction générale pour l'évincer pour de bon de la table du conseil. La phrase « viens à l'extérieur avec moi et je vais te l'expliquer le projet», serait à l'origine de la plainte pour menace. Il répondait ainsi au conseiller Réjean Gagnon qui lui reprochait de ne pas donner des détails à chaque étape du projet de champs de tir, un projet initié et mené par M. Savinski. Le conseiller aurait même montré à plusieurs reprises son doigt d'honneur pendant cette rencontre qui a réuni plusieurs témoins. 

« On fait toujours des remarques à mon égard, des doigts d'honneur devant moi. Je dois rester là, sans dire un mot. Dans mon invitation à aller à l'extérieur pour parler du projet, il n'y avait aucune intention de violence. Je voulais seulement répondre à ces accusations», détaille M. Savinski. 

Pour une raison qui demeure nébuleuse, les autres élus et la direction générale ne se montrent pas ouverts à travailler avec M. Savinski. Deux clans se sont créés autour de la table. Le Quotidien avait assisté à l'une des séances du conseil, l'été dernier, pour vérifier si le climat s'était amélioré après la mise sous tutelle de Lamarche. Malgré l'élection de nouvelles personnes, l'ambiance malsaine était toujours perceptible. Le maire, Gilbert Savard, a toujours clamé que tout allait bien dans sa municipalité.

M. Savinski a tenté à plusieurs reprises de stopper les remarques à son égard. Il a notamment fait parvenir une mise en demeure en 2014 à un autre conseiller. Il n'a cependant jamais fait appel au service de police. 

La plainte de menace n'a pas été retenue, mais le retour de M. Savinski à la table du conseil pourrait être plus difficile que prévu. La directrice générale de Lamarche, Fabienne Girard, a profité de l'absence du conseiller au cours des trois derniers mois pour demander à la Commission municipale du Québec de le destituer. Selon la loi, un élu qui ne participe pas aux séances pendant plus de 90 jours consécutifs peut en effet perdre son siège.

« Ça démontre une fois de plus toute la volonté et l'acharnement de la directrice générale à mon égard. Elle veut par tous les moyens m'évincer. Mais elle ne réussira pas », assure M. Savinski, qui a été représenté par Me Charles Cantin au début des procédures.

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