Le tueur Michel Fortin en semi-liberté

Michel Fortin bénéficiera d'une nouvelle semi-liberté après avoir... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

Michel Fortin bénéficiera d'une nouvelle semi-liberté après avoir passé 13 des 15 dernières années derrière les barreaux pour le double meurtre du bar La Traverse en 1999

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'auteur du double meurtre du bar La Traverse de Chicoutimi, Michel Fortin, obtient une semi-liberté de la Commission des libérations conditionnelles du Canada. Par contre, les commissaires lui refusent sa libération conditionnelle.

Dans un document obtenu par Le Quotidien, on y précise que Fortin, aujourd'hui âgé de 46 ans, a fait les efforts nécessaires pour convaincre les commissaires de lui permettre de sortir du pénitencier. La décision a été rendue le 8 mars. 

Il avait plaidé coupable, le 10 mai 2000, à une accusation de meurtre au deuxième degré. Il avait été condamné à la prison à perpétuité avec une possibilité de libération après avoir passé entre 10 et 25 ans au pénitencier.

Dans la nuit du 14 au 15 octobre 1999, Fortin s'était querellé avec deux clients du bar de la rue Racine, à Chicoutimi, qui lui avait passé quelques remarques déplacées. Fortin, qui était concierge au débit de boisson, s'est tanné des propos à son endroit. Fortement intoxiqué par l'alcool (taux de ,200), il est monté à son appartement et s'est emparé d'une arme à feu avant de revenir au bar. 

À la première parole de l'un des clients, Fortin l'a visé et tiré en sa direction. Il a tué sur le coup Stéphane Murray et André Simard. Des balles perdues ont légèrement blessé deux clientes qui se trouvaient à proximité. 

Prise en main

Pour lui accorder une semi-liberté, les commissaires ont tenu compte des efforts effectués par Fortin depuis son incarcération. Il a obtenu des mentions de réussite à chacun des programmes suivis. Il n'a fait l'objet que d'un rapport mineur en 2001 et n'a jamais été un sujet d'intérêt pour la sécurité préventive.

Fortin avait profité d'une première semi-liberté en 2011, mais celle-ci avait été révoquée deux années plus tard après que Fortin ait été pris dans un «crack house» en présence de prostituées. Il était par contre la seule personne à ne pas être intoxiqué dans l'établissement.

En 2014, Fortin a demandé à être remis en liberté à nouveau. Il a essuyé un refus de la Commission des libérations conditionnelles du Canada. C'est à partir de là que le meurtrier s'est véritablement repris en main. 

Selon le rapport, il a multiplié les actions pour mieux gérer ses émotions (il avait recours à la violence pour régler ses différends), même si cet aspect demeure toujours fragile.

Malgré tout, les commissaires croient qu'une semi-liberté peut être obtenue, alors qu'une libération conditionnelle n'offrirait pas la même garantie.

Durant la semi-liberté, Fortin ne pourra fréquenter les bars et n'est pas autorisé à consommer d'alcool ou des drogues.

La commission lui interdit de revenir au Saguenay-Lac-Saint-Jean (à moins d'une permission) étant donné que des témoins et des victimes (les deux blessées) et leurs familles y résident toujours.

Pendant la semi-liberté, l'accusé devra se trouver dans une maison de transition et il a déjà mentionné qu'il voulait faire des travaux compensatoires afin de retrouver son permis de conduire et il veut s'impliquer bénévolement.

Ce plan de sortie semble réaliste pour la commission.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer