Invasion de domicile: la décision reportée

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Le juge Michel Boudreault

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Louis Potvin
Le Quotidien

David Gignac devra patienter encore quelques semaines avant de connaître sa sentence concernant sa participation dans l'invasion du domicile d'un couple de personnes âgées à Notre-Dame-de-Lorette. Le juge Michel Boudreault reporte sa décision le temps d'entendre de nouveaux arguments des procureurs pour justifier une peine de quatre ans.

«Ces deux personnes ont vécu l'enfer pendant 15 à 20 minutes!» Le juge Michel Boudreault a utilisé ces termes, vendredi, au Palais de justice de Roberval, pour qualifier la gravité de ce crime odieux. Dans son explication du report de la sentence, on a senti son désir d'imposer une peine lourde au jeune de 22 ans malgré son implication moindre dans ce crime. Il n'est pas convaincu que la peine minimale de quatre ans pour avoir fait un vol qualifié armé est juste et raisonnable. L'invasion d'un domicile, assortie d'un acte de violence, de séquestration, de voies de fait et de menace avec une arme en plein visage représente un crime très grave.

«Une maison est un lieu inviolable selon la charte des droits et libertés. Personne ne veut faire face à des individus et encore moins à des criminels qui surgissent dans leur maison. Le viol de domicile est l'un des crimes les plus graves qui soient», a-t-il mentionné.

Le juge pense qu'une peine sévère est nécessaire, surtout pour les séquelles laissées à Yvon Belley, 76 ans, et sa femme de 80 ans. «J'ai lu la déclaration des deux victimes. Les séquelles sont présentes. Ce crime a causé des dommages considérables et irréparables aux deux personnes», a-t-il insisté. Le juge donne donc une chance à la procureure de la Couronne, Julie Villeneuve, et à l'avocat de Gignac, Sébastien Talbot, d'étayer leur thèse pour démontrer au juge que l'entente commune d'une peine de quatre ans est justifiée dans les circonstances. La procureure de la Couronne ne changera pas sa proposition. «Elle a été réfléchie longuement et la peine de quatre ans me semble encore aujourd'hui la plus juste», a témoigné Julie Villeneuve à la sortie du tribunal. Les deux procureurs devront donc essayer de trouver des arguments ou des jurisprudences de peine commune pour ce genre de crime pour tenter de convaincre le juge.

Ils le feront le 11 avril.

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