Trois ans de pénitencier

Un ex-militaire condamné pour avoir abusé d'une mineure

L'ex-militaire Réjean Larouche écope d'une peine de pénitencier de trois années... (Photo 123RF)

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L'ex-militaire Réjean Larouche écope d'une peine de pénitencier de trois années pour avoir eu des contacts sexuels et commis des agressions sexuelles sur une enfant de moins de 14 ans. Il a même pris près de 1150 photos et réalisé plus de 130 dossiers animés des masturbations et fellations faites par la petite fille.

Réjean Larouche part pour le pénitencier pour trois... (Photo Le Quotidien, Stéphane Bégin) - image 1.0

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Réjean Larouche part pour le pénitencier pour trois ans pour avoir agressé sexuellement une enfant de moins de 14 ans.

Photo Le Quotidien, Stéphane Bégin

Prétextant vouloir faire l'éducation sexuelle de la jeune fille, qui n'avait aucun lien de parenté, Réjean Larouche a commis de nombreux actes répréhensibles entre 1999 et 2005. Au départ, l'enfant n'était âgé que de neuf ans.

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a accepté la suggestion commune de Me Sabrina Tremblay (Couronne) et de Me Marie-Ève St-Cyr (défense).

«L'accusé a commencé par frotter le dos de l'enfant, mais lui a aussi frotté les fesses, les cuisses et le bord des parties génitales. Il a ensuite agressé sexuellement l'enfant dans un local qu'il avait aménagé près de la résidence», a expliqué Me Tremblay.

«Il voulait faire son éducation sexuelle. Il voulait lui éjaculer sur les seins et dans la bouche, mais elle ne voulait pas. Il y a eu des cunnilingus, des pénétrations digitales, de la masturbation, de la fellation et deux ou trois pénétrations. Ça a duré comme ça de 1999 à 2004», a ajouté la procureure de la Couronne.

Les choses ont changé lorsque la jeune fille a eu un petit copain vers l'âge de 14 ans. Elle ne voulait plus de «l'éducation sexuelle» de cet homme. Pour la convaincre de poursuivre, il lui a offert de l'argent et un budget de magasinage pour des masturbations et des fellations.

«M. Larouche a aussi pris des photos, environ 1150, de l'enfant lors des masturbations et des jeux sexuels. Il possédait aussi 130 dossiers animés de ces mêmes actes», a ajouté Me Sabrina Tremblay.

Autre victime

Réjean Larouche a fait une autre victime. Il a pris près de 70 clichés intimes d'une adolescente de 14 ans dont les parents croyaient que des photos osées d'elle circulaient sur Internet. Afin de les aider à la reconnaître, Larouche les a convaincus de prendre des photos intimes pour faire les bonnes comparaisons.

«Il n'existe pas de sociétés qui ne veulent pas protéger leurs enfants. Les sociétés sont sévères auprès des gens qui profitent de la naïveté et de l'absence de défense des gens qui sont proches de nous», a lancé le juge Pierre Simard.

«Je vais agréer à la suggestion commune, mais en précisant que les tribunaux manifestent hautement leur réprobation de ce genre de gestes. La lettre d'excuses et de remords de l'accusé semble sentie, mais ça n'efface pas ce qui s'est passé», a précisé le magistrat.

En plus des trois années de pénitencier, Larouche devra s'inscrire au registre des délinquants sexuels et fournir un échantillon d'ADN.

L'ex-militaire demande pardon à sa victime

Réjean Larouche sait très bien qu'il ne pourra jamais revenir en arrière, mais il espère que sa victime puisse un jour lui pardonner. Toutefois, il comprendrait très bien qu'elle ne le fasse pas, puisque lui-même ne parvient pas à se pardonner.

«Je suis le seul et unique responsable des agressions sexuelles. J'exprime mes sincères regrets et mes profonds remords. Je sais que je t'ai fait du mal et j'en suis désolé. J'espère ton pardon, mais je comprendrais que tu ne le fasses pas. Les gestes que j'ai posés, je les regrette.»

«Mais vous pouvez être certain que ça ne se reproduira pas», a mentionné Larouche au tribunal.

Toute l'histoire a été mise au jour lorsque Larouche a été pris par les services militaires en possession de matériel de pornographie juvénile dans son ordinateur. De fil en aiguille, ils ont pu faire des liens et remonter aux agressions sexuelles commises entre 1999 et 2004.

«La victime est très émotive. Elle se sent bien et croit que la justice a été rendue. Elle est heureuse de tourner une page de sa vie, une page malheureuse», a commenté Me Sabrina Tremblay (Couronne).

«La peine n'est pas une vengeance, mais une peine punitive. Et ça semble approprié comme sentence en raison de la nature des gestes, de l'âge de la victime, de la durée et de la fréquence des gestes. Par contre, il a évité un procès long et pénible à la victime en plaidant coupable», de poursuivre la représentante du ministère public.

Du côté de la défense, Me Marie-Ève St-Cyr estime que la suggestion commune a été faite à la suite de longues discussions et de nombreuses heures de travail à revoir les photos et vidéos soumises dans la preuve.

«Il faut prendre en considération le fait que M. Larouche éprouve des regrets sincères. Mais les gestes sont graves et nous croyons que la peine infligée sera dissuasive pour M. Larouche», note Me St-Cyr.

Réjean Larouche avait reçu une peine de 12 mois de prison en Cour martiale, mais il a été acquitté en appel des chefs d'accusation de voyeurisme et de possession de matériel de pornographie juvénile. Cependant, sa peine avait été purgée.

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