«Le pire crime des dernières années»

Me Sébastien Talbot a été un peu surpris... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

Agrandir

Me Sébastien Talbot a été un peu surpris de la décision du juge de reporter sa décision d'imposer une peine de 4 ans.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

David Gignac a plaidé coupable aux différentes accusations liées à l'invasion du domicile d'un couple de personnes âgées survenue à Notre-Dame-de-Lorette, cet été. Le juge Michel Boudreault considère le crime tellement grave qu'il hésite à lui imposer la peine minimale de quatre ans.

Mourez-Bilodeau aurait participé à une invasion de domicile... (Archives Le Quotidien, Laura Lévesque) - image 1.0

Agrandir

Mourez-Bilodeau aurait participé à une invasion de domicile à Notre-Dame-de-Lorette.

Archives Le Quotidien, Laura Lévesque

Me Julie Villeneuve considère que David Gignac a... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin) - image 1.1

Agrandir

Me Julie Villeneuve considère que David Gignac a bien collaboré.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Même si l'avocat de Gignac, Sébastien Talbot, et la procureure de la Couronne, Julie Villeneuve, ont déposé une proposition commune d'une peine de quatre ans, le juge n'a pas voulu rendre sa décision sur le banc et se donne jusqu'à vendredi pour le faire.

Le juge Boudreault a répété encore une fois au jeune homme de 22 ans comment il trouvait ignoble le crime qu'il a commis avec ses complices Jérémy Doré et Tommy Mourez Bilodeau. «Il y a des criminels qui ont de plus longues feuilles de route que vous ou qui ont commis des crimes très graves qui jamais n'oseraient s'attaquer à des personnes âgées. Ça manque totalement de respect d'être complice des gestes de violence impardonnable envers des personnes âgées», a-t-il lancé le regard tranchant vers l'accusé.

Lors de l'enquête sur remise en liberté, le juge Boudreault avait qualifié le délit «du pire crime des dernières années à survenir dans la région».

Dans la nuit du 1er juillet 2015, le trio a terrorisé un couple de personnes âgées vivant dans une maison du rang Saint-Joseph, à Notre-Dame-de-Lorette. Cagoulés, les trois hommes ont cassé la vitre de la porte pour entrer dans la résidence où il croyait y trouver une grosse d'argent. Yvon Belley, 76 ans, faisait des mots croisés dans la cuisine quand il a été surpris par les cambrioleurs. Ils l'ont menacé avec un 410 chargé, puis Jérémy Doré lui a assené un coup de poing. Par la suite, il est monté à l'étage pour réveiller la dame. Alors qu'elle descendait les marches, Doré l'a poussée. Elle est tombée et s'est blessée à la hanche.

Même s'il n'a pas frappé les personnes malgré l'insistance de Doré et qu'il ne portait pas d'arme, David Gignac est aussi coupable que les autres selon le juge. 

«Vous avez été complice. Vous le saviez qu'ils allaient faire un vol et une invasion de domicile. Vous le saviez aussi qu'ils avaient une arme. Vous avez accepté d'y prendre part alors que vous auriez pu rebrousser chemin quand il était encore temps. Vous avez été actif dans ce vol alors que des personnes de 80 et 76 ans se considèrent en sécurité dans leur résidence», a-t-il déclaré à Gignac qui venait de dire au juge qu'il regrettait amèrement ces gestes.

Par ailleurs, il semblerait que David Gignac subirait de la pression et de l'intimidation de ses «amis » complices.

Surprises

L'avocat de Gignac, Sébastien Talbot, est un peu surpris de la décision du juge de reporter sa décision. «Je considérais que le fait que mon client avait eu une implication moindre, qu'il n'ait pas de gros antécédents en plus d'être très jeune, qu'une peine de quatre ans serait très dissuasive», a-t-il déclaré.

Pour sa part, la procureure de la Couronne, Julie Villeneuve, considère que l'entente était raisonnable dans les circonstances. «On verra si le juge la trouve déraisonnable. Si c'est le cas, on aura l'occasion de plaider davantage pour expliquer notre démarche. Monsieur était prêt à régler rapidement, mais il a fallu attendre pour obtenir des éléments de preuve importants comme l'expertise sur l'arme du crime», a-t-elle affirmé.

Le juge se donne probablement du temps du fait qu'un autre accusé dans cette affaire, Tommy Mourez Bilodeau, subira son enquête préliminaire aujourd'hui.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer