Sentence sévère demandée pour André Gagnon

André Gagnon... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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André Gagnon

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Même si la victime d'André Gagnon est devenue complètement incontinente après les mauvais traitements infligés, le responsable de personnes souffrant de déficience intellectuelle ne devrait pas écoper d'une sentence plus sévère que celle initialement prévue, et ce, malgré le souhait du père de la victime qui est en faveur d'une peine exemplaire.

Mardi matin, le dossier de Gagnon est revenu au Palais de justice de Chicoutimi pour que le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, rende sa sentence.

Mais comme le père de la victime (qui ne peut être identifiée en raison d'une ordonnance de la Cour) a déposé une déclaration sur les séquelles subies par son fils, le magistrat a pris le dossier de voies de fait en délibéré pour quelques jours.

Me Audrey Allard, de la Couronne, a réitéré sa demande d'une sentence de six mois de prison en société ou 240 heures de travaux communautaires, alors que Me Pierre Gagnon, en défense, croit plutôt à une probation et à 100 heures de travaux compensatoires. La décision sera rendue le 21 mars.

Il faut se souvenir que Gagnon, responsable de la maison L'Estacade à Saguenay, a plaidé coupable au début du mois de février à des accusations de voies de fait à l'endroit de l'homme de 39 ans, commises entre janvier et avril 2014. 

Lorsque la victime se trouvait sous la responsabilité de l'homme de 52 ans, un colosse, celui-ci l'a pris au collet, soulevé de terre, lui a tiré les cheveux et l'a plongé dans un bain d'eau froide pour le punir de s'être échappé dans son pantalon. Gagnon a aussi déchiré un chandail sur le dos de la victime et lui a bourré la bouche d'une rôtie pour qu'il puisse s'empiffrer.

«Mon fils souffre d'une déficience intellectuelle moyenne. Il a dû être placé dans des ressources à un jeune âge et il a été transféré à quelques reprises en raison de la fermeture de ressources ou de changement de vocation», a expliqué le père de la victime. «Après un certain temps à la maison L'Estacade, mon fils est devenu incontinent en permanence. Avant cet épisode, il lui arrivait de l'être, mais pas autant qu'après ces événements. Nous ne reconnaissions plus notre garçon à la suite de ce stress psychologique», indique le père de la victime, qui souhaite une peine qui reflète les gestes commis.

Me Gagnon a fait valoir au juge que les problèmes d'incontinence de la victime étaient présents avant l'épisode de l'Estacade et qu'il devient donc hasardeux de dire que les séquelles proviennent vraiment du passage à la maison d'André Gagnon. «Le tribunal n'est pas un forum de vengeance, mais plutôt pour rendre une justice équitable», a-t-il indiqué. Me Allard a indiqué qu'elle ne modifiait pas sa demande de peine de prison en société ou de travaux communautaires

Autre dossier

André Gagnon est en attente d'une décision au Palais de justice de Roberval pour des abus de confiance à des fins sexuelles dans un autre dossier d'une personne souffrant d'un handicap.

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